La justice péruvienne, par l’intermédiaire du procureur Carlos Briceño, déclare détenir des preuves « solides » concernant les crimes perpétués par Fujimori (notamment le massacre de 25 personnes à Barrios Altos et à Cantuta en 1992) , l’ex-président du Pérou.

« Je souhaiterai vous dire quelles sont les preuves directes, mais je ne le peux guère actuellement, parce que si je les relève, les avocats de M.Fujimori (…) se tiendront aussitôt prêts à contre-attaquer. Ce que je peux affirmer c’est qu’il s’agit de preuves réellement solides » a déclaré M. Briceño lors d’une conférence avec la presse étrangère à Lima.

Fujimori s’était alloué les services de Vladimirio Montesinos (actuellement jugé à Lima) qui commettait ses crimes sous le couvert de la lutte anti-terroriste.
La défense de l’ex-président (1990-2000) extradé au Pérou le 22 septembre 2007 alors qu’il résidait au Chili ont rétorqué que les preuves amassées  contre Fujimori (accusé de corruption et d’atteinte aux droits de l’Homme) étaient de simples « on-dit ».

Article extrait de « EL PAIS » du 02/10/2007
Traduit par Aline T