Les représentants des communautés indigènes du Guatemala, de Bolivie, d’Equateur, du Paraguay, d’Argentine, de Colombie et du Pérou ont revendiqué hier à Madrid un rôle plus important dans la gestion politique de leur pays respectif; ils ont réclamé une participation active dans la mise en place d’une Coopération internationale.

Les Mayas, aymaras, mapuches et zarayacu, entre autres, ont participé au Projet de Dialogue pour la Coopération entre les peuples indigènes organisé par quatre ONG espagnoles et financé par l’Agence espagnole de Coopération Internationale (AECI), grâce à laquelle ils voyageront par différentes villes d’Espagne pour sensibiliser les gens sur la réalité vécue au quotidien par les « natifs ».

« Le problème est que nos gouvernements ne nous reconnaissent pas, et par conséquent le fait de nous exprimer lors de ces forums est fondamental pour diffuser nos idées et interpeller nos politiques » a déclaré Rosa Estela Tomás, membre de l’association Uk’u x B’e du Guatemala.

Rosa Estela, maya cakchiquel, considère que la construction des États se doit de proposer une pluri-nationalité au lieu d’imposer une vision démocratique qui n’est pas en adéquation avec les propositions suggérées par les « natifs », puisque ces derniers ont une approche de la vie politique qui diffère sensiblement.

Pour sa part, Abadio Green Stocel, représentant du peuple cuna-tule et membre de l’organisation indigène de Antioquía, assure que la coopération « doit consister en un échange mutuel, deux institutions qui avancent main dans la main, il ne s’agit pas d’envoyer uniquement de l’argent aux pauvres indigènes.« 

Article extrait « del Pais » du 14/11/2007
Traduit par Aline T