Le président Alvaro Uribe a déclaré que, bien que tous les efforts devaient être fournis pour sauver la vie des otages retenus par les FARC, cela  ne devait pas menacer la sûreté démocratique.
Le gouvernement national a mis fin, et ce d’une façon irrémédiable comme l’a annoncé le Haut Commissaire pour la paix Luis Carlos Restrepo, à l’accord humanitaire établi entre le président H. Chávez et la sénatrice Piedad Córdoba et les FARC, dans le but de libérer les otages retenus en Colombie.

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Le président colombien

« La décision du président colombien est irrévocable,  et nous trouverons d’autres moyens pour parvenir à la libération des otages » a précisé le Haut Commissaire, qui a également assuré que cette décision a été communiquée au ministre des Affaires Étrangères vénézuélien.

« Aujourd’hui j’ai discuté avec le ministre des Affaires Étrangères Maduro.
Je lui ai fait part de notre point de vue, comment se fait-il que cette affaire soit restée limpide à Santiago du Chili et comment se fait-il que cet effort conjoint ait pâti d’un tel manque d’organisation » a signalé le Commissaire.

Selon le Commissaire, sa conversation avec le ministre vénézuélien a été claire « à diverses reprises, il n’a pas fait preuve d’assez de discrétion ni des précautions suffisantes pour mener à bien ces négociations avec la retenue adéquate ».

« Le président Chávez d’est engagé de façon publique, nous avons noté ses efforts, mais je réaffirme que le message émis par le président Uribe est très clair et précis, il ne laisse aucune place à la supputation, et ma condition de fonctionnaire m’oblige a suivre sa ligne de conduite » a affirmé Restrepo.

colombie23112007-2La nuit du 21 novembre, A.Uribe a mis fin à la médiation menée par Chávez depuis le 31 août 2007.

Il faut signaler que cette décision a été prise après que le président colombien ait été informé d’une conversation téléphonique directe entre Chávez et le chef de l’armée des FARC, Mario Montoya.

Uribe a affirmé que même si tout devait être tenté pour libérer les otages, cela ne devait en aucun cas menacer la sûreté démocratique.
« Nous ne pouvons pas mettre en péril la sécurité nationale. Il faut fournir tous les efforts pour favoriser la paix et l’accord humanitaire sans pour autant mettre en danger le pays, sinon nous ne parviendrons pas à la paix et nous ne mettrons pas fin aux enlèvements qui affectent notre pays » a réitéré le président.
Uribe a précisé que sa décision était irrévocable.

Le conseiller du président, José Obdulio Gaviria a précisé qu’Uribe avait prévenu à maintes reprises le président vénézuélien de ne pas traiter directement avec les chefs militaires colombiens. »

Le président Uribe considère les militaires comme « des bandits » a déclaré Gaviria et à ce titre on ne peut pas traiter avec eux directement, en précisant que les ministres colombiens, vénézuéliens, le Haut Commissaire et le Ministre du Commerce Guillermo Plata étaient parfaitement au courant de cette condition.

Article extrait du quotidien colombien « el nuevo siglo » du 23/11/07
Traduit par Aline T