Le Haut Commissaire à la Paix de Colombie, Luis Carlos Restrepo, a durement critiqué la guérilla des FARC après que ses membres aient reconnu que l’enfant qu’ils avaient promis de remettre au président du Venezuela avec deux autres otages n’était plus entre leurs mains.
Le fonctionnaire a qualifié les propos des FARC de  » mensongers, incohérents, et absurdes «  et il a souligné qu’il ne fallait pas perdre son temps à essayer de comprendre leur comportement.
Il a seulement souligné que ces derniers réaffirmaient leur intention de libérer les deux otages comme ils l’avaient promis, et ce, sans délai.

colombie05012008-1Le Commissaire a assuré que le gouvernement du président colombien maintenait les garanties afin que la guérilla livre les deux femmes retenues comme otages depuis 6 ans.
Durant la nuit de vendredi, les FARC avaient diffusé un communiqué dans lequel ils reconnaissaient ne plus détenir le petit Emmanuel, fils de l’ex-candidate à la présidence, né en captivité de la relation consentante entre cette dernière et un guérillero.
La guérilla avait promis de remettre aux autorités le petit et sa mère ainsi que l’ex-congressiste Consuelo González de Perdomo au président vénézuélien lors de la mission humanitaire.

Les FARC accusent également le gouvernement du président colombien   » d’avoir séquestré l’enfant à Bogotá  » alors qu’il avait été placé  » sous la protection de personnes honorables en attendant la signature de l’accord humanitaire  » et ce avec  » l’intention malhonnête de saboter l’échange.

Le message des FARC est arrivé quelques heures après que les autorités aient rendu public les tests ADN pratiqués sur le petit garçon par l’Institut du Bien-être Familial, analyses qui ont confirmé la filiation du petit avec Clara Rojas.
Ce samedi, l’Institut de Médecine Légale de l’université de Santiago en Espagne a informé que d’ici à une semaine les résultats d’un nouvel examen visant à confirmer cette filiation serait remis au gouvernement colombien.

Aujourd’hui peu de doutes subsistent quant à la véritable identité du petit garçon élevé à l’orphelinat de Bogotá.
 » C’est un moment dont je rêve depuis plusieurs années. J’ai tellement hâte de serrer et d’embrasser mon petit-fils  » a déclaré la mère de Clara Rojas.
En même temps, la directrice de l’Institut Colombien du Bien-être Familial déclarait que le l’enfant était à ce jour  » un petit garçon heureux, doux et affectueux «  et cela grâce à l’attention de l’État qui a su le protéger après l’avoir  » accueilli dans un état lamentable. « 
 » Il a été sauvé d’une mort certaine  » comme l’a souligné la fonctionnaire durant une conférence de presse et c’est pourquoi il doit rester à l’abri de tout matraquage médiatique « .
Elle est ajoutée que la famille Rojas pourrait entrer en contact avec l’enfant d’ici deux semaines grâce à l’intervention d’un juge des familles.

Le gouvernement vénézuélien quant à lui s’est réjoui de l’identification du petit Emmanuel et a prôné de la transparence pour les semaines à venir.

Article extrait de BBC Mundo du 05/01/2008
Traduit par Aline T