La secrétaire d’État aux États-Unis, est arrivée dans la ville colombienne de Medellín, où elle participera à des réunions qui ont pour objectif de poser les bases du traité de libre commerce (TLC), actuellement en cours de négociation. Elle est accompagnée par des législateurs américains de haut rang qui appartiennent au parti démocrate, membres qui jusqu’à présent ont toujours refusé d’approuver l’accord.

colombie25012008-1
C. Rice et le président colombien A. Uribe

Le correspondant à la BBC qui couvre le département d’État a déclaré que sa visite en Colombie pourrait accroître un peu plus les tensions entre le mandataire colombien Alvaro Uribe et son homologue vénézuélien Hugo Chávez.

Les deux présidents auront un point de divergence en plus qui s’ajoutera au refus du président A .Uribe à ce que Hugo Chávez poursuive sa médiation auprès des autorités colombiennes et de la guérilla marxiste des FARC.
Depuis lors, Hugo Chávez qui souhaitait freiner l’influence des États-Unis dans la région, s’est adressé à son homologue colombien en le qualifiant de « péon de l’empire  » et a accusé le gouvernement d’avoir conspiré pour l’assassiner.

La visite de C. Rice est aussi un moyen pour le gouvernement américain d’appuyer le dirigeant colombien, explique le correspondant de la BBC à Medellín. L’administration du président G. W. Bush prétend « vendre » le Traité à Washington non pas comme un trait économique, mais plutôt, comme une opportunité d’appuyer un allié de taille des États-Unis dans la région, un soutien qui a su fournir des efforts dans la lutte contre le trafic de drogue et contre le terrorisme. De plus, la Colombie offre un contrepoids à l’imposante figure d’Hugo Chávez.
Toutefois, promouvoir le Traité de libre-échange n’est pas chose facile pour la secrétaire d’État. Elle emmène avec elle 10 congressistes démocrates qui attendent de la Colombie des progrès en matière de Droits de l’Homme et des garanties syndicales, et ce avant de signer le Traité.

colombie25012008-2
En réunion avec les syndicats

D’autre part, la campagne électorale et la crise économique locale aux États-Unis semblent davantage préoccuper les politiques américains. De plus, Bush et ses collaborateurs ont perdu leur popularité d’autrefois dans un congrès aujourd’hui dominé par l’opposition.

C’est pour cela que la secrétaire d’État arrive à Medellín, jadis un bastion du trafiquant Pablo Escobar, l’une des villes les plus dangereux au monde et aujourd’hui un lieu devenu un modèle de progrès et de développement urbain. Dans cette optique, la secrétaire d’État avancera son principal argument, à savoir, que si le congrès n’appuie pas le Traité il se pourrait que tous les efforts fournis par la Colombie s’évanouissent, a souligné Mc Dermott.
Depuis 2003, environ 4000 paramilitaires et près de 700 rebelles de  gauches ont abandonné les armes à Medellín, selon des chiffres officiels.

Article extrait de BBC Mundo du 25/01/2008
Traduit par Aline T