Les peuples indigènes de l’ouest de la Bolivie ont célébré samedi l’arrivée de l’an 5.516 du calendrier andin, se livrant à des rites autochtones sur le site du complexe archéologique de Tiwanaku, à l’ouest de La Paz. Le président Evo Morales a participé aux festivités.

bolivie22062008-1Le président, qui appartient à l’ethnie aymara, est le premier indigène à accéder à la présidence de la Bolivie. Il a reçu samedi les premiers rayons du soleil les mains levées et vêtu d’un poncho multicolore.Il était accompagné du ministre des Affaires étrangères et des Cultes David Choquehuanca.

L’ambassadeur de Cuba Rafael Dausa, également présent, a indiqué avoir réclamé à la Pachamama (la terre mère) dans ses invocations « la santé du commandant Fidel Castro ».

Plusieurs centaines de personnes ont participé à la cérémonie organisée à proximité des ruines pré-incaïques de la région de l’altiplano, à 60 kilomètres à l’ouest de la capitale bolivienne.

La cérémonie a commencé dès l’aube sur fond de musique autochtone et de rites célébrés par un prêtre aymara qui a brûlé des offrandes (sucreries, alcool, coca) dans un foyer en hommage à la Pachamama et en attente du Tata Inti (le père soleil).

L’apogée est atteint lorsqu’apparaissent les premiers rayons du soleil qui, selon la tradition andine, arrivent chargés d’énergie pour féconder la terre.

bolivie22062008-2Chez les aymaras, cette fête s’appelle le Wilkakuti (retour du soleil) et se célèbre au solstice d’hiver, chaque 21 juin, qui correspond au début de l’hiver dans l’hémisphère sud.

Le nouvel an andin, très enraciné dans les cultures aymara et quechua qui vivent également au Pérou, au Chili et en Equateur, est lié au calendrier agricole et obéit à une conception circulaire du temps, selon les experts.