Le président de Bolivie, Evo Morales, et les dirigeants autonomistes n’ont pas trouvé d’accord mais poursuivent le dialogue.

Le président bolivien, Evo Morales, et l’opposition autonomiste n’ont pas trouvé de solution concrète concernant la crise qui secoue le pays, toutefois ils poursuivent le dialogue dans l’espoir de trouver un compromis.

bolivie26092008-1Bien que les deux parties se révèlent optimistes quant à la possibilité de conclure à un accord aujourd’hui même, le gouvernement et ses opposants ont décidé de suspendre les négociations pour quelques jours avant de se réunir à nouveau lundi prochain. Le département de Cochabamba, au centre du pays, va à nouveau être le siège d’une session, qui a déjà rassemblé à la même table, le président Morales et ses rivaux autonomistes des régions du Santa Cruz, Tarija, Beni et Chuquisaca.

Le gouvernement et l’opposition insistent sur le fait que de nombreuses avancées ont vu le jour, cependant il existe encore des antagonismes importants ; en effet, d’une part les élans autonomistes contrecarrent totalement le projet constitutionnel de Morales, et d’autre part la division sur la répartition des richesses dues à l’exploitation pétrolières se poursuit.

Le pouvoir exécutif a averti, pour sa part, qu’il n’était pas disposé à modifier le texte que l’assemblée constituante a approuvé excepté pour corriger « le chapitre sur l’autonomie » et a rappelé aux préfets que leur statut « d’autorités locales » ne leur donnait pas le droit de contester la Carta Magna.

« Il est impossible que les forces politiques régionales puissent remettre en question les fondements de la constitution ». Cela ne correspond pas à la « réalité politique » a ajouté le vice-président bolivien, Alvaro Garcia Linera.

Demeure en suspens, de fait, la dernière proposition du président pour parvenir à un accord qui permettrait de convoquer, pas plus tard que le 15 octobre, le référendum constitutionnel garantissant la reconnaissance des autonomies départementales.
Les points de divergence les plus importants concernent la répartition les recettes dues à l’activité pétrolière, bien que la semaine dernière le problème en question ait été définitivement réglé.

Les dirigeants autonomistes ont réclamé au pouvoir exécutif la restitution des revenus pétroliers en provenance de l’Impôt Direct sur les Hydrocarbures (IDH), afin de développer l’aide directe aux personnes âgées. Le gouvernement a refusé catégoriquement l’offre en déclarant s’il s’agissait d’un projet à visée « néo- libérale » qui aurait pour but de fragiliser les entreprises nationalisées, parmi elles, plusieurs entreprises pétrolières et l’entreprise de télécommunications « ENTEL ».

Article extrait de « El Pais » du 26/09/08
Traduit par Aline