La Bolivie et les États-Unis sont sur le point de conclure un accord qui leur permettrait de relancer des relations bilatérales et de rétablir leur ambassadeur respectif, ce qui n’est plus le cas depuis bientôt un an .

C’est l’information qui ressort des déclarations faites par des fonctionnaires de chaque pays réunis à Washington.

« Nous sommes sur le point de conclure un accord significatif qui a pour but de réinitialiser des relations constructives » a déclaré le ministre des Affaires Etrangères bolivien,  David Choquehuanca, dans la capitale américaine.

Le ministre a participé à la seconde table ronde auprès des diplomates américains, afin de normaliser les rapports entre les deux pays, après la crise diplomatique débutée en 2008.

En septembre 2008, des manifestations anti-Morales tournèrent à l’escalade de violence. L’ambassadeur des Etats-Unis en Bolivie fut alors expulsé, il était accusé de connivence avec l’opposition et de complot contre le régime.

Pour sa part la Maison-Blanche a répondu en expulsant du sol national le représentant bolivien à Washington.

Les fonctionnaires des États-Unis ont également fait part de leur satisfaction au vu de la journée de négociations qui s’est avérée concluante.

« Nous espérons finaliser cet accord dans les plus brefs délais », a affirmé la sous-secrétaire chargée de la Démocratie et des Affaires du département d’État des États-Unis, Maria Otero, accompagnée du secrétaire d’État adjoint en charge de l’Amérique latine, Thomas Shannon.

« Nous vivons un moment clé dans la relance du dialogue bilatéral » a déclaré Shannon, qui a ajouté travailler dans un premier temps pour l’acceptation de ce dialogue et dans un deuxième temps pour faciliter le retour des ambassadeurs. Les diplomates ont annoncé qu’une nouvelle réunion aurait lieu en novembre en Bolivie.

Les relations entre les deux pays s’étaient dégradées à l’arrivée du président Morales au pouvoir en 2006. Le moment le plus tendu de la crise fut lorsque le mandataire bolivien expulsa l’ambassadeur des États-Unis, Philip Goldberg, après l’avoir accusé conspiration.

S’en est suivi l’expulsion de l’ambassadeur bolivien à Washington, Gustavo Guzman.

Morales en signe de représailles prit la décision de renvoyer les agents antidrogues de la DEA et les représentants de la CIA.