Plusieurs rassemblements et mobilisations ont paralysé les rues de Buenos Aires ce mercredi, une situation qui a engendré de grosses perturbations sur le trafic routier. Face à l’agitation populaire le gouvernement argentin se limite à considérer ces élans contestataires comme de simples manipulations émanant de l’opposition et qui visent à destabiliser le pouvoir en place.

Le point fort de cette mobilisation a été l’essai infructueux de la part des membres du Mouvement Indépendant des Retraités et des Chômeurs de bloquer le pont principal menant à la capitale (le pont Pueyrredón) , tentative avortée en raison de l’intervention policière.

Le leader de la MIJD, Raul Castells, a condamné l’intervention de police et a critiqué les différences de traitement entre les chômeurs sympathisant avec le gouvernement et  ceux qui s’opposent à la politique de Cristina de Kirchner.

argentine12112009-1Pendant ce temps là,  des travailleurs de la filière alimentaire nord-américaine Kraft se sont rassemblés devant le Ministère duTravail pour exiger la réintégration d’employés qui avaient refusé les termes du contrat proposé par leur entreprise, ce après un conflit prolongé  qui était  resté sans effets durant le mois d’ octobre.

De plus, des dizaines d’étudiants ont protesté devant le rectorat de l’université de Buenos Aires pour refuser l’avancement de la prochaine réunion qui a pour objectif  l’élection de nouvelles autorités.

D’autres rassemblements de chômeurs « fâchés » avec le gouvernement se sont réunis devant le Ministère du Développement Social afin de réclamer « de nouveaux plans sociaux ».

Un groupe d’anciens militaires qui ont été mobilisés mais qui n’ont pas combattu contre le Royaume-Uni durant le conflit des Malouines en 1982 ont bloqué l’une des rues principales de la capitale afin de  réclamer le statut de « vétérans ».

 Le chef de cabinet a déclaré qu’il  ne s’agissait pas d’une coincidence si le nombre de mouvements sociaux avait flambé mais bien de manoeuvres politiciennes destinées à déstabiliser le gouvernement.