Le président déchu du Honduras, toujours « assiégé » dans l’ambassade du Brésil à Tegucigalpa, la capitale de son pays, a annoncé le 14 novembre qu’il refusait de revenir au pouvoir, comme le stipulait un accord conclu avec le gouvernement putschiste pour mettre fin à la crise politique qui bouleverse  le pays depuis fin juin.

« Je n’accepte aucun accord de retour à la présidence pour dissimuler un coup d’Etat », a déclaré Manuel Zelaya dans une lettre dirigée au président américain Barack Obama, dont l’AFP a obtenu une copie. Zelaya accuse Micheletti d’avoir torpillé l’accord.

Manuel Zelaya a été renversé le 28 juin 2009 et essaie depuis de reprendre le pouvoir avec l’appui de la communauté internationale.
L’accord signé le 30 octobre par le président déchu et le gouvernement putschiste prévoyait un retour limité au pouvoir du premier, après acceptation du Congrès, et la formation d’un gouvernement d’union nationale chargé d’organiser les élections législatives et présidentielles du 29 novembre.

Mais, à ce jour, le Congrès ne s’est toujours pas réuni et Manuel Zelaya a accusé vendredi dernier le président putschiste Roberto Micheletti d’avoir réduit à néant cet accord, conclu sous la pression des Etats-Unis, en formant un gouvernement d’union de transition qui ne reprenait aucun ministres de sa mouvance .