Ce 28 novembre 2009 le gouvernement du Pérou a demandé pour la première fois un pardon historique au peuple afro-américain qui compose la population péruvienne pour des siècles d’abus, d’exclusion et de discrimination, ce de l’époque coloniale à nos jours ».

Le ministère de la Condition Féminine et du Développement social (Mimdes) a également reconnu « l’effort » (du peuple afro-péruvien) de lutte dans notre affirmation identitaire nationale, la mise en place et la diffusion de valeurs culturelles ainsi que la défense de notre patrie ».

La discrimination contre les Péruviens noirs, descendants des premiers esclaves péruviens arrivés pendant la Conquête, existe toujours et constitue « une barrière pour le développement au niveau social, économique, du travail et de l’éducation », précise le gouvernement dans une résolution.

La ministre Nidia Vilchez espère que ses excuses contribueront à promouvoir la « vraie intégration de toute la population multiculturelle du Pérou ».

Cette résolution a été publiée samedi dans le journal officiel « El Peruano ».

 Actellement, on ne connait pas exactement le nombre d’Afro-péruviens résidant sur le territoire, mais ils représenteraient entre 8 et 10 % de la population nationale (28 millions au total), a déclaré en août 2009 le présidente exécutive  du Centre d’Etudes et de Promotion du Peuple Afro-américain  Mónica Carrillo.

L’experte a déclaré que seulement 2 % des Afro-péruviens avaient accés à une éducation technique ou supérieure et que 27% arrêtaient l’école au niveau lycée.

En août , le Comité de l’ONU pour l’Elimination de la Discrimination Raciale a exprimé sa préoccupation face à un pourcentage élevé de personnes appartenant aux communautés indigènes et Afro-américaines qui souffrent d’un racisme « de facto » et d’une « discrimination raciale structurelle »