Les relations bilatérales entre l’Argentine et le Venezuela restent étroites et  » stratégiques ». C’est le message qu’ont souhaité véhiculer la présidente argentine Cristina de Kirchner et son homologue vénézuélien Hugo Chavez à Buenos Aires, où les deux chefs d’État ont signé 15 accords de coopération entre les deux pays.

L’énergie, le tourisme, l’industrie, la santé et les infrastructures sont quelques-uns des thèmes abordés lors de ce quatrième et dernier rendez-vous annuel entre Cristina de Kirchner et Hugo Chavez.
De plus, les deux chefs d’État ont donné leur aval à l’utilisation conjointe du satellite Simon Bolivar et au paiement en monnaie unique pour tout ce qui concerne les services d’importation et d’exportation entre les deux pays, parmi d’autres points.

En ce qui concerne le développement industriel, il convient de signaler que le Venezuela travaille sur un projet d’implantation d’un grand nombre d’industries tout particulièrement dans les domaines alimentaires et métallurgiques, en collaboration avec l’Argentine, qui possède une grande expérience dans ces secteurs d’activités.

Durant cette rencontre, Cristina de Kirchner a réaffirmé comme elle l’avait déjà fait auparavant lors du sommet du Mercosur à Montevideo, que la région avait besoin « de passer outre ses divergences  pour avancer dans le processus d’intégration », a informé le quotidien argentin Clarin. La présidente a également réfuté la rumeur selon laquelle le président brésilien Lula Da Silva lui tiendrait rigueur pour sa prise de position concernant les relations commerciales entre l’Argentine et le Brésil.

Le Sénat brésilien a par ailleurs donné son feu vert mardi 15 décembre 2009 à l’entrée du Venezuela dans le Mercosur, principal bloc économique sud-américain, après deux ans de blocage de l’opposition hostile au régime d’Hugo Chavez.

L’entrée effective de Caracas dans cette union douanière créée en 1991 est encore suspendue à l’approbation du parlement du Paraguay.

Le Mercosur réunit l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay.

Les parlementaires du Brésil refusaient depuis deux ans l’adhésion du Venezuela au Mercosur – faite en 2006 – après que le président vénézuélien Hugo Chavez, chef de file de la gauche radicale latino-américaine, eut accusé les législateurs de soutenir les Etats-Unis.

Mardi soir, 35 sénateurs ont voté pour l’adhésion du Venezuela et 27 contre.

L’intégration du Venezuela dans le Mercosur ferait de celui-ci un bloc de 250 millions d’habitants, représentant 76% du PIB sud-américain avec des échanges de 300 milliards de dollars, selon des données du Congrès brésilien.

Les échanges entre le Brésil, principale économie sud-américaine, et le Venezuela, troisième économie régionale, se sont élevés à 5,6 milliards de dollars en 2008 et représentent 20% du total de l’excédent commercial brésilien.