Le festival de « bandas », qui se tient à Oruro en Bolivie, a réuni  pour sa neuvième édition plus de 6000 musiciens répartis sur 65 groupes ou « bandas » qui ont interprété divers morceaux en l’honneur de la Vierge des Mines (Virgen del Socavón), a déclaré le comité organisateur. Pour rappel, la ville d’Oruro a été un important centre minier depuis la Conquête espagnole et la colonisation, et ce jusqu’au 19ème siècle.

Le concert traditionnel organisé pour les journées du carnaval d’Oruro se nomme cette année « Por mi estado libre Plurinacional », une référence au programme d’Evo Morales qui a assisté au lancement des festivités ce samedi 6 février. Le président bolivien a par ailleurs déclaré durant une conférence de presse donnée ce samedi  » que ce carnaval était le plus prestigieux au monde ».

Cette manifestion culturelle et religieuse se déroule chaque année à 3700 m d’altitude juste avant le Carême, elle s’accompagne de chants traditionnels et de danses autochtones.Le Ministre de la Culture, Zulma Yugar, a affirmé être agréablement surpris par l’ampleur que prend cette manifestation festive et spirituelle au fil des années, les spectateurs, venus de tout le pays et de plus loin encore, sont de plus en plus nombreux à assister à cet évènement, ils sont  environ 500 000 chaque année à faire le déplacement.

L’événement principal a été la procession, ou « entrada » moment où les danseurs parcourent pendant vingt heures, et sans interruption, les quatre kilomètres que suit la procession.
Ces orchestres font partie intégrante du Patrimoine Oral et Immatériel du carnaval a-t-il précisé. « Nous avons réussi pour la fierté de la Bolivie à faire mentionner cette manifestation dans le Guinness des records ».

Le Ministre de la Culture a ajouté que cette année l’identité nationale était particulièrement exaltée, une fierté pour tous les boliviens et une façon de révéler au monde la richesse culturelle de la Bolivie.

Pour sa part, le président de l’association des « bandas » d’Oruro a expliqué que les thèmes étaient sélectionnés par les diverses organisations sociales et du pays.

Durant la première partie, des milliers de musiciens ont joué la marche présidentielle, l’hymne national, et des chants de l’Altiplano en l’honneur des paysans qui vivent dans les Andes.

Le président de l’association de Bandas d’Oruro, Gonzalo Choque, a annoncé que cette année les participants porteraient une chemise blanche, et au bras gauche « le wiphala » ou drapeau andin et au bras droit l’insigne national tricolore orné de symboles patriotiques.

Cette célébration folklorique, partie intégrante du carnaval d’Oruro, a été déclarée par l’Unesco en 2001 comme Patrimoine Oral et Immatériel de l’Humanité.