Un Accord de libre-échange commercial  a été signé entre la Chine et le Pérou et est officiellement entré en vigueur le 1er mars, a déclaré lundi le ministère chinois du Commerce.

Cet accord devrait favoriser les échanges commerciaux et le développement économique tout en permettant d’accroître l’entente entre les deux pays, a précisé le ministère chinois dans un communiqué de presse diffusé sur son site Internet.

Selon les termes de cet accord économique, 90% des produits exportés, dont des produits électroniques, automobiles, chimiques, mécaniques et issus de l’industrie légère pour la partie chinoise et de la poudre de poisson, des fruits et des minérais pour le Pérou, seront au fur et à mesure dédouanés.

Les deux nations doivent également développer des relations plus étroites dans les secteurs agricole, minier et touristique et accentuer leurs investissements réciproques.

Cet accord est le deuxième du même type signé entre la Chine et un pays d’Amérique latine,  le Chili avait signé un accord de collaboration en 2005.

Selon un rapport douanier chinois, le volume du commerce entre la Chine et le Pérou a atteint les 7,5 milliards de dollars en 2008, soit une augmentation de 24% par rapport à 2007. La Chine est actuellement le deuxième partenaire commercial du Pérou, a spécifié le ministère chinois du Commerce.

L’Union Européene s’est également rapproché du Pérou et de la Colombie en signant un accord de libre-échange qui favorisera la libéralisation de leurs échanges commerciaux, a déclaré lundi la Commission européenne.
L’exécutif européen s’est réjoui de cette coopération dans un communiqué en déclarant « Au cours de la 9e ronde de négociations qui ont eu lieu à Bruxelles, les négociateurs sont parvenus à un accord sur les éléments clés d’un accord commercial ambitieux qui va inaugurer un nouveau cadre de relations commerciales et d’investissement entre l’Union européenne et les pays andins signataires ». L’accord envisage une libéralisation totale des échanges de produits industriels et de la pêche.

Pour l’UE, il s’agit avant tout d’obtenir la suppression des barrières douanières à terme pour les produits de son industrie, plus précisèment de l’industrie automobile. Les Européens avaient pour objectif de rendre plus aisé l’accès aux marchés péruvien et colombien pour les vins et spiritueux ainsi que les produits laitiers.

Dès la mise en place effective du traité, 80% du commerce des produits industriels sera libéralisé avec le Pérou et 65% avec la Colombie.