L’intégration énergétique, les investissements et la lutte contre la criminalité sont les trois points clés pour le futur économique du continent latino-américain, ont affirmé des experts et des participants dans le cadre du forum économique mondial qui s’est ouvert le 6 avril à Cartagena en Colombie .

Cartagena a été le cinquième siège du Forum latino-américain, après sa réalisation à Sao Paulo (Brésil) en 2006, Santiago (Chili) en 2007, Cancún (Mexique) en 2008 et Rio de Janeiro (Brésil) en 2009.

Les mandataires des pays de la région et plus de 550 chefs d’entreprises de 42 pays ont fait le déplacement dans le but d’analyser des questions autour de cinq grands sujets: population; démocratie et gouvernement; gestion environnementale; coopération; économie et réduction de l’inégalité.

« Il y a différents pays qui sont producteurs de gaz et de pétrole alors que d’autres sont dépendants de l’énergie qu’on leur fournit… Ce qu’il faut, c’est parvenir à un accord de coopération, de transfert d’énergie entre pays latino-américains. » a déclaré à BBC Mundo le co-président du forum mondial pour l’Amérique latine, Luiz Fernando Furlan.

L’économiste, Ricardo French-Davis, de la faculté d’Economie et de Commerce de l’université du Chili, a prévenu pour sa part que l’Amérique latine possédait une économie trop orientée vers la spéculation et trop peu orientée vers un développement productif. « Cet investissement c’est ce qui donne matière un développement social plus équitable pour le futur ».

« C’est ce à quoi l’Amérique latine doit réfléchir, il y a beaucoup à corriger sur la politique de libre-échange ».

Uribe a mentionné que l’intégration des pays latino-américains ne pouvait guère se concrétiser sans la participation des Etats-Unis et du Canada. « Les différentes institutions régionales pour l’unité des  Amériques ne peuvent pas être des institutions créées à l’encontre des Etats-Unis et du Canada – nous devons tous être unis », a déclaré Uribe. « La Colombie a une entente particulière avec les Etats-Unis en matière de lutte contre le narco-terrorisme ».

Durant l’inauguration du forum, Alvaro Uribe a attiré l’attention sur le fait que l’amphithéâtre colombien était bondé, plus de 500 participants dont des chefs d’entreprise et des politiciens étaient réunis, ce qui témoignait, selon le chef d’état, de la confiance de la communauté internationale concernant la stabilité de la région.

Le thème de la violence et de la lutte contre le crime organisé a été au coeur des discussions ce mercredi, parmi les chefs d’État qui ont participé à ce forum, on retrouvait le président de la République Dominicaine, du Paraguay, du Guatemala et du Panama. Les suites économiques de la crise mondiale de 2009 étaient au coeur du débat, l’emphase a été mise sur la nature des investissements futurs dont un plan d’action sur « les dix prochaines années ».