Une marche populaire a été organisée ce vendredi 23 avril, dans les principales artères de la ville lacustre, afin de sensibiliser les habitants de la région de Puno, au Pérou, sur la nécessité d’unir ses forces afin de combattre la malnutrition chronique et plus particulièrement la malnutrition infantile.

Pour information, Puno est une ville du sud-est du Pérou située sur la rive du lac Titicaca, c’est aussi la capitale de la région andine de Puno et de la province du même nom.

Ce rassemblement public a été organisé par les programmes sociaux de l’État comme Wawa Wasi, Pronaa, Inabif, Foncodes, Programme Verre de Lait de la Municipalité Provinciale de Puno, Seguro Integral de Salud, Construyendo Perú, Pronasar del Ministerio de Vivienda y le Programme JUNTOS (« Ensemble »).

L’Institut technologique de Pêche du Ministère de la Production et le Ministère de l’Education à travers l’UGEL Puno (Unité de Gestion Educative Locale) ont également participé à cette manifestation.

Les participants à la marche sont parvenus à attirer l’attention des passants, que ce soient des enfants, des adultes ou adolescents et ont insisté sur la nécessité d’adopter des mesures d’hygiène rigoureuses au quotidien concernant la préparation des repas et la tenue du foyer.

Les réprésentants ont mis l’accent sur plusieurs gestes du quotidien comme le fait de toujours boire de l’eau préalablement bouillie ou bien purifiée, de s’alimenter au minimum trois fois par jour, de laver les fruits et les légumes avant de les consommer crus, d’utiliser les commodités et se laver les mains après être allé aux toilettes et avant de manger.

Dans le même temps, les parents ont été invités à surveiller assidûment la santé de leurs enfants en les emmenant de façon régulière consulter les services de santé de leur région, on leur a également conseillé d’adopter pour les enfants une alimentation adaptée. Enfin, les participants ont insisté sur le fait que les animaux d’élevage ne doivent pas cohabiter sous le même toit que les êtres les plus fragiles sous peine de leur transmettre certaines pathologies.

Torres Añazco, chef d’équipe régionale, soutient que ce programme social d’État contribue à combattre la malnutrition infantile en diffusant un message de prévention clair à 28 180 foyers inscrits au programme d’aide, sur les 51 districts le les plus pauvres de la région, permettant ainsi à 64 315 enfants de bénéficier de ces conseils et d’un suivi médical.

Il a déclaré que les représentants locaux de chaque district, localisés dans les neuf provinces, vérifient régulièrement que les familles assument leur responsabilité parentale en conduisant leurs enfants vers les établissements de santé les plus proches afin qu’ils puissent recevoir gratuitement leur ration de blédine, être vaccinés et enfin que puisse être surveiller l’évolution de leur croissance (poids et taille).

Torres Añasco a signalé que tous les Organismes Publics Décentralisées OPDs qui évoluent dans cette région doivent s’engager au maximum pour réduire le niveau de pauvreté et le taux encore élevé de malnutrition, il est actuellement de 25 %.

L’objectif est de réduire ce taux à 19 %, « Nous devons faire de notre mieux pour réduire ce taux en nous engageant sur le terrain« . Le taux de pauvreté, a baissé de 4,4 % selon Torres Añasco et celui de la malnutrition a diminué de 2,2 %.