Au moins huit personnes sont mortes au Honduras des suites de la dengue hémorragique durant l’année 2010 a informé le Secrétaire à la Santé dans un communiqué. Le virus de la dengue est transmis à l’homme par l’intermédiaire de moustiques et se répand souvent en milieu urbain ou semi-urbain.

En accord avec le rapport épidémiologique de la semaine numéro 22, la semaine passée on a enregistré au Honduras les deux derniers décès liés à la dengue, dont l’incidence pourrait augmenter avec l’arrivée de la saison des pluies.

L’épidémie a augmenté d’une façon alarmante durant le premier semestre 2010, avec près de 7000 cas, chiffre qui a triplé par rapport à la même période 2009.
Face à ce constat, les autorités sanitaires ont appelé à éradiquer les larves des moustiques à l’origine de ce virus, le Aedes Aegypti.

Rien que pour ce début d’année 2010 on a reporté plus de 6000 cas de malades atteints de la dengue dite classique et 400 infectés par la forme la plus dangereuse de la maladie, c’est-à-dire la dengue hémorragique. Une forme provoquant une fièvre hémorragique, la dengue hémorragique (ou DHF, pour dengue hemorrhagic fever), est potentiellement mortelle. L’aggravation du syndrome hémorragique (une hépatomégalie), généralement, pour les enfants de moins de 15 ans, conduit vers un choc cardio-vasculaire.

La dengue se transmet par la piqûre du moustique Aedes Aegypti et provoque une forte fièvre, des maux de tête et des douleurs articulaires et dans sa forme hémorragique, les conséquences peuvent être mortelles.

Le virus a tué en 2009 douze personnes dont huit enfants. La saison des pluies et des tempêtes tropicales qui s’amorcent en Amérique centrale a provoqué la prolifération de la maladie dans la région comme le Costa Rica où le nombre d’individus touchés par la maladie a dépassé les 7000 cas.

Il n’existe à l’heure actuelle aucun vaccin pour lutter contre cette maladie, mais de nombreuses études multidisciplinaires sont en cours. Les seuls moyens de lutte existants sont le contrôle des moustiques vecteurs dans les zones concernées et la protection individuelle contre les piqûres de moustiques.

En Amérique Centrale, Aedes aegypti se reproduit principalement dans des containers tels que des récipients en terre, des fûts métalliques, des citernes en ciment utilisées pour la conservation de l’eau domestique, ainsi que les récipients en plastique abandonnés, les vieux pneus et d’autres objets accumulant l’eau de pluie.

La meilleure des préventions consiste donc à éradiquer les foyers pouvant favoriser la reproduction des moustiques en évitant de laisser de l’eau stagnante et en fuyant les atmosphères humides au maximum. L’utilisation de répulsifs sur la peau et les vêtements est vivement conseillée de même que l’épandage d’insecticides dans des zones à forte concentration du moustique vecteur de la maladie.

Actuellement, Haïti subit également un regain d’épidémie, à ce titre une campagne de prévention réalisée par la Brigade médicale cubaine dans diverses communes du Département de l’ouest (les communes de Gresier, Leoganne, Grand Goave et Petit Goave) a été lancée afin d’éradiquer la prolifération des moustiques surtout dans les camps de déplacés haïtiens. Le docteur Gonzalo Estévez, chef épistémologiste au sein de ladite brigade, a signalé que les fortes pluies de ces deux dernières semaines ont favorisé la multiplication des moustiques et par voie de conséquence les risques de contagion de la dengue, du paludisme et de la malaria, entre autres,  par piqûres sont en augmentation.

« Pour le moment, nous tentons d’enrayer la prolifération des moustiques. Cependant, ce ne sera jamais une solution définitive, si nous nous mobilisons sur les camps c’est par ce que nous nous rendons compte que la reproduction et la multiplication des insectes sont facilitées par la promiscuité entre les personnes, parfois sans protection aucune et par le manque d’hygiène », a précisé le docteur Estévez.

« Des scientifiques cubains se sont établis dans des laboratoires pour établir des diagnostics sur ces maladies, en plus des spécialistes de la Médecine Tropicale de Cuba qui exercent dans le Laboratoire de Santé Public (IPK) d’Haïti ».

Cuba apporte son soutien à Haïti dans le cadre de programmes de prévention « car jusque-là la Mission médicale cubaine se consacrait entièrement à la médecine curative ». Depuis le terrible tremblement du 12 janvier dernier, Cuba a étendu son aide à la réhabilitation et à la diffusion de mesures sanitaires pour prévenir les maladies sur cette île dévastée et meurtrie.