Le secteur touristique devrait investir au Pérou 9.800 millions de dollars pour l’année 2010, ce domaine d’activité a permis à lui seul de générer 6,8 % d’emploi et de concentrer 9,2 % des investissements, a révélé un rapport de la Chambre de Commerce de Lima (CCL) selon lequel la nation andine clôturera son année avec 2,2 millions de visiteurs étrangers venus découvrir le pays, soit 4 % de plus qu’en 2008.

En accord avec les chiffres avancés par le CCL, le touriste moyen dépense approximativement durant la durée de son séjour au Pérou 1040 dollars. 61 % des visiteurs viennent dans le cadre de vacances ou d’une autre activité de loisirs et les autres dans le cadre de voyages d’affaires.

Quartier Miraflores

La dynamique du tourisme, l’activité qui au sein du pays dispense une grosse impulsion économique (dans les domaines du commerce, de la gastronomie, de l’artisanat, et des transports entre autres), contribue à fournir 6,8 % des emplois sur le territoire national et au niveau de la capitale péruvienne ce taux augmente encore (9,2% des capitaux étrangers pour l’année 2010 se sont concentrés à Lima). Ce phénomène atteste de l’importance que revêt Lima d’un point de vue économique. Parmi les destinations choisies par les touristes étrangers, Lima arrive en tête avec 77,5 % des visiteurs, Cuzco 43,2 %, 27 % des touristes transitent à Tacna, 23,4 % à Puno, 18,5 % à Arequipa et enfin 15,6 % à Ica.

En accord avec la Chambre Nationale du Tourisme (CANATUR), les visiteurs étrangers qui arrivent au Pérou pour participer à des évènements, des congrès, ou conventions internationales dépensent en moyenne 600 dollars par jour.

Le niveau de dépenses est ainsi deux fois supérieur à ce que dépense en moyenne un touriste étranger, a précisé Carlos Canales, président de CANATUR.

« Nous parlons d’une moyenne de 500 à 600 dollars par jour. Ces visiteurs viennent la plupart du temps accompagnés de leurs épouses ou des membres de leur famille, ils font du shopping et des excursions et n’hésitent pas à rester quatre à cinq jours » a ajouté l’expert, mentionné par Aeronoticias.

Canales précise que les nouvelles rotations aériennes annoncées par Taca Airlines (par Antofagasta, Mendoza, Brasilia et Miami) et la compagnie Lan (Ile de Pâques et Iguazú) permettront une couverture optimale des trajets d’affaires et de tourisme vers Lima.

« Lima peut en moyenne héberger en toute quiétude 5 000 personnes venues assister à un évènement ou un congrès, c’est pourquoi nous devons investir dans les hôtels et plus précisément à Lima comme principal pôle d’attraction ».

Le président de CANATUR, a déclaré à l’agence Andina, qu’il existe trois chaînes d’hôtels brésiliennes intéressées pour investir dans le pays, ceux qui aimeraient profiter des 100 000 touristes de cette nation qui choisiront Cusco, Arequipa et Puno comme lieux de villégiature après l’inauguration prochaine de la route Interocéanique Sud (Interoceánica Sur). Le groupe français Accor devrait développer cinq hôtels comprenant 200 chambres chacun dans un délai de trois années.

La chaîne d’hôtels Westin Libertador Hotel a investi pour un montant de 142 millions de dollars dans plusieurs complexes qui devraient être inaugurés au premier trimestre 2011.

« Nous sommes dans une phase importante. C’est très positif pour le Pérou, parce que l’offre va augmenter et les prix vont baisser, alors les visiteurs seront les plus favorisés » a précisé Carlos Canales.

Taca Airlines

CANATUR a averti que pour concrétiser ces projets, il est indispensable que les autorités finissent de mettre en place le programme Tramifácil, qui est censé réduire les lenteurs bureaucratiques qui s’expliquent par les formalités entre les municipalités et l’Institut National de Défense Civil.
Selon CANATUR, les hôtels cinq étoiles situés dans le quartier de Miraflores connaissent un taux de remplissage supérieur à 60 %, quant aux hôtels quatre et trois étoiles ils enregistrent respectivement des taux d’occupation de 70 % et 80 %.

« Quand nous dévoilons ces chiffres aux investisseurs, ils restent surpris parce que ce sont les taux d’occupation les plus élevés de la région. Ce fait implique que l’on doit construire davantage d’hôtels » a déclaré Canales citado por Andina.