Les autorités guatémaltèques ont déclaré l’alerte jaune dans quatre municipalités du département de Retalhuleu (au sud-ouest du Guatemala) et trois dans le département de Quetzaltenango (à l’ouest), en raison de l’entrée en éruption du volcan Santiaguito, selon des informations émises par la Coordinadora Nacional para la Reducción de Desastres (Conred) dans un communiqué de presse. Le volcan fait parti de la Sierra Madre du Chiapas qui inclut de nombreux autres volcans qui dominent tous la plaine côtière bordant l’Océan Pacifique. Il culmine à 3 772 mètres d’altitude et a la forme d’une montagne conique aux pentes régulières, escarpées et symétriques hormis sur la face sud-ouest qui est occupée par une caldeira de 1,5 kilomètre de diamètre en forme de fer à cheval.

La mise en place de l’état d’alerte s’explique par l’augmentation de l’activité volcanique du Santa Maria, aussi appelé Santiaguito, qui se manifeste par « de grands flux pyroclastiques » (cendre, gaz volcaniques, et particules solides…) et des « éruptions » (phénomène géologique caractérisé par l’émission de laves et/ou de téphras par un volcan), on peut noter également des « colonnes de cendre qui s’élèvent à environ 1000 mètres d’altitude », une activité qui est à l’origine de« constantes avalanches ».

Les municipalités affectées par ladite mesure d’urgence sont Santa Cruz Muluá, San Sebastián, San Martín Zapotitlán et San Felipe, à Retalhuleu; et Cantel, Zunil et El Palmar, à Quetzaltenango, selon des informations relayées par le journal ‘El Periódico’.

Le 24 janvier dernier, l’Institut National de Sismologie, de Vulcanologie, de Météorologie et d’Hydrologie (Insivumeh) a alerté des mouvements observés dans les volcans guatémaltèques encore actifs, Pacaya, Fuego et Santiaguito, et a par conséquent accru sa surveillance. Les autorités guatémaltèques ont décrété ce jeudi l’alerte jaune dans sept municipalités au sud et à l’ouest du pays en raison du regain d’activité du volcan Santiaguito, qui crache de la cendre et des blocs de pierre jusqu’à un kilomètre d’altitude.

« Les équipes de secours ont déclaré l’alerte jaune dans sept municipalités des départements de Retalhuleu et de Quetzaltenango, car les éruptions du colosse entraînent des colonnes de cendre qui s’élèvent à plus de 1000 mètres d’altitude, en plus de provoquer de constantes avalanches ».

La mesure de prévention s’étend pour le moment aux municipalités de Santa Cruz Muluá, San Sebastián, San Martín Zapotitlán et San Felipe dans le département de Retalhuleu ; tandis que dans le département de Quetzaltenango, l’alerte a été décrétée à Cantel, Zunil et El Palmar, mais elle pourrait s’étendre si nécessaire.

La Conred a informé que l’activité du volcan était surveillée de près afin de prévenir tout risque. En septembre 2010, le Santiaguito était déjà entré en éruption, une activité qui avait engendré deux importants flux pyroclastiques qui avaient transporté les cendres jusqu’à trois kilomètres de distance.

Bien que l’éruption du Santiaguito n’ait pas causé de victimes, elle avait suscité énormément d’inquiétude parmi la population, beaucoup de personnes gardent, en effet, en tête l’éruption d’un autre géant, le volcan Pacaya (situé à 30 km au sud de la ville de Guatemala), qui avait causé la destruction de nombreuses maisons et coûté la vie à deux personnes le printemps dernier.

Des résidants de San Marcos Palajunoj s’inquiètent des suites éventuelles de cette éruption dans les prochaines heures « Hier matin nous avons entendu quatre explosions, accompagnées d’éclairs, similaires à une tempête hivernale, dans la soirée il n’y a eu que deux explosions, avec une constante émission de cendres » a déclaré l’un des habitants, Mario Pérez.

L’important enjeu humain lié à la combinaison de l’activité explosive constante et de la présence de zones habitées à proximité a poussé les volcanologues à ficher le Santa María sur la liste des volcans de la Décennie.

Pour le moment, l’activité du volcan ne menace pas les populations alentour, cependant la  Conred maintient un important niveau de vigilance afin de prévenir tout risque en cas d’aggravation du phénomène.