La République dominicaine attire toujours plus de touristes, entre le mois de janvier 2012 et le mois de novembre 2012, le secteur a enregistré une hausse de 6,62 %, ce sont donc 255 553 visiteurs en plus sur les 11 premiers mois par rapport à l’année 2011. 4 117 598 touristes ont opté pour un voyage en République Dominicaine durant l’année, cette île véritable perle des Caraïbes séduit tant par la beauté de ses paysages paradisiaques entre mer et sable blanc, que par ses nombreux attraits culturels.

Fortaleza Ozama

Un rapport de la Banque centrale a mis en avant l’augmentation du nombre d’arrivées sur le territoire, le nombre de touristes étrangers a augmenté de 4,35 % tandis que le tourisme interne enregistre une hausse de 6,56 %. Entre janvier et novembre 2012, les aéroports du pays ont accueilli 4 559 109 passagers, ce qui indique une hausse de 6,26 % par rapport à cette même période 2011. Les touristes nord-américains (le Canada en tête, suivi des États-Unis et du Mexique) sont les plus nombreux à s’offrir un dépaysement sur l’île, ils représentent 54,94 % des voyageurs, les flux en provenance d’Amérique du Sud est aussi en augmentation, en particulier les visiteurs vénézuéliens, chiliens, péruviens, argentins, colombiens et brésiliens. L’Amérique centrale a fourni cette année plus de 6900 voyageurs supplémentaires par rapport à l’année 2011, en particulier Porto Rico et le Panama. Le marché européen est quant à lui en baisse, ce sont 35 572 visiteurs en moins pour cette année malgré une offre de transport aérien toujours plus attractive, un chiffre qui s’explique par la crise économique qui entame sérieusement le pouvoir d’achat. Les ressortissants en provenance Angleterre, d’Espagne, d’Italie ou encore d’Allemagne ont été moins nombreux à s’envoler vers cette destination nichée au coeur de la mer des Caraïbes, tandis que les Russes et les Français (42 309 touristes en plus en provenance de ces deux pays) ont été davantage attirés par les splendeurs naturelles de l’île, mais aussi par son patrimoine culturel d’exception. 234 668 Français ont souhaité découvrir cette île révélée à l’Ancien Monde par Christophe Colomb en 1492, Hispaniola devenant ainsi l’une des premières colonies de la couronne d’Espagne.

La capitale Saint-Domingue fondée en 1498 est devenue ainsi la première capitale espagnole au Nouveau Monde, ce qui lui vaut d’être inscrite depuis 1990 sur la précieuse liste du patrimoine culturel de l’UNESCO. La première cathédrale, la première université d’Amérique, le premier hôpital ont été bâtis à Saint-Domingue, une ville qui constitue aujourd’hui l’exemple type de l’urbanisation coloniale fondée sur un plan en damier. La cathédrale, l’un des plus imposants monuments de la ville, a été élevée entre 1514 et 1542, elle est la plus ancienne d’Amérique.

cathédrale Primada

Les constructions mises sur pied à Saint-Domingue n’étaient en toute logique pas envisagées comme coloniales à l’époque puisqu’elles étaient directement inspirées des édifices espagnols et présentaient, à ce titre, leurs caractéristiques architecturales. La ville, souvent frappée par d’importants séismes et assauts des pirates, a subi de nombreuses destructions au fil du temps, ce fut le cas des couvents des franciscains ou encore dominicains, deux ordres religieux fortement impliqués dans le processus d’évangélisation des natifs du Nouveau Monde.

Les amoureux d’Histoire éprouveront un plaisir non feint en arpentant les rues de l’ancienne ville coloniale (parmi lesquelles la fameuse « Calle de las Damas », première rue coloniale) s’élèvent encore fièrement l’université Saint-Thomas-d’Aquin, la maison du conquistador Hernan Cortés (aujourd’hui siège de l’Ambassade de France), connu pour avoir cruellement soumis le peuple Aztèque du Mexique à la domination espagnole, la forteresse Ozama ou encore la maison de Christophe Colomb remise au fils aîné du découvreur, Diego Colon, cette bâtisse (déclaré en 1870 Monument National) est devenue le Museo Alcázar de Colón (le musée le plus visité de République Dominicaine).

La cathédrale METROPOLITANA Y PRIMADA DE AMÉRICA est un lieu incontournable, sa construction formelle a débuté en 1523 sous l’administration de l’évêque Geraldini et aurait été achevée en 1541. Le 12 février 1546, elle a été érigée comme « Catedral Metropolitana y Primada de Indias » par le Saint-Père Paul III à la demande du souverain espagnol Charles Quint.

Punta Cana

Pour les visiteurs repus de connaissances et simplement désireux de profiter du farniente au soleil, la République dominicaine est aussi une destination de choix, avec ses plages de cocotiers et ses eaux turquoise. Des stations balnéaires, les pieds dans l’eau, qui seront satisfaire une clientèle des plus exigeante. La plus célèbre d’entre elles, Punta Cana, connue pour ses étendues de sable blanc sur la Côte des Cocotiers. Cette région abrite de nombreux hôtels proposant une offre large, parmi les atouts de ces lieux, de superbes parcours de golf (au nombre de 12), d’ailleurs la République dominicaine a été désignée au mois de novembre 2012 dans la ville de Vilaomura au Portugal, pour la seconde année consécutive, comme « Meilleure destination de Golf des Caraïbes et d’Amérique Latine » par le Golf Travel Market (IGTM).

Pour ceux qui préféreraient un peu plus d’authenticité, la péninsule de Samaná rivalise de beauté et s’avère moins fréquentée par les touristes, ce magnifique coin de nature abrite le parc national Los Haitises caractérisé par la mangrove, mais aussi des îlots, des grottes présentant des peintures rupestres et dévoile aux visiteurs une végétation tropicale dense. Les plus sportifs pourront s’adonner à la randonnée pédestre et à l’équitation, mais également à des balades en 4×4.

Los Haitises

Parmi ses nombreux atouts, on peut mentionner la cascade El Limón, l’îlot Cayo Levantado et la possibilité d’observer des baleines, de mi-juillet à mi-mars. Les amateurs de tourisme vert seront comblés par la résidence de vacances Paraíso Caño Hondo (à 160 kilomètres de Saint-Domingue), située au pied du parc naturel précédemment évoqué, elle propose 28 lodges écologiques et plusieurs piscines naturelles. Un endroit inoubliable et unique qui figure dans le top 10 des plus belles destinations écotouristiques selon la prestigieuse revue Forbes !

Boca Chica peut être une autre option, il s’agit d’une destination attrayante proche de l’aéroport international de Saint-Domingue, et elle regorge d’activités. Elle jouit d’une somptueuse plage de sable fin, protégée par un récif de corail, ses eaux bleu turquoise sont une invitation à l’évasion, en raison de ses eaux chaudes et paisibles, elle est un lieu apprécié le week-end par les habitants de Saint-Domingue, un bon moyen d’entrer en contact avec la population locale. Les vendeurs proposent leurs articles tout au long de la rue principale pour le plaisir de ceux qui souhaitent faire quelques achats à proximité de la plage, parmi les objets proposés : de l’artisanat local, des bijoux, des cigares, des vêtements sans oublier des étales proposant de s’initier à la nourriture locale. Le plat le plus apprécié sur l’île est le plat national connu sous le nom de Bandera (drapeau), il est constitué à base de riz, de viande et de haricots rouges.

Au nord Ouest-de-l’Île, se trouve la province de Monte Cristi, dans la capitale éponyme où règne le style victorien (la ville était un imposant port commercial jusqu’au XIXe siècle – avec l’exportation de sucre, d’acajou et d’autres cultures en Europe), le tourisme est peu développé, il ne faut cependant pas manquer de visiter Cayo Cabrita et les plages d’El Morro. La plongée dans des fonds marins surprenants peuplés par les restes de magnifiques galions reste une activité des plus attractives.

Il ne s’agit que d’un bref panorama des beautés culturelles et naturelles dont regorge la République dominicaine, chaque année tout Saint-Domingue* bouge au rythme du carnaval (il dure tout le mois de février et atteint son apogée le 27), il reflète un impressionnant syncrétisme (culture des Indiens Taïnos, des Espagnols et des Africains) qui nourrit l’île des Caraïbes et le visiteur avide de découverte !

*par extension du nom de la capitale du pays