Le Costa Rica a enregistré une hausse de la fréquentation touristique en 2012, une augmentation de 6,9 % par rapport à l’année 2011, de quoi réjouir le secteur de ce pays d’Amérique centrale situé entre mer des Caraïbes et océan Pacifique.

Ce sont 2,34 millions de visiteurs qui ont fait le choix d’un voyage au Costa Rica l’année dernière, des chiffres émis par l’institut touristique du Costa Rica (ICT), une hausse du nombre de touristes qui peut s’expliquer par l’augmentation du trafic aérien vers cette destination paradisiaque, 66,2 % des voyageurs (1,55 million) arrivent sur le territoire par voie aérienne. La majorité des visiteurs sont d’origine nord-américaine, en tête ce sont les visiteurs en provenance des États-Unis (864 340 visiteurs), mais il est à noter une plus forte fréquentation de la part des touristes canadiens (136 261 arrivées), en troisième position ce sont les touristes mexicains avec un chiffre de 61 921 pour 2012. Selon les chiffres émis par l’institut touristique du Costa Rica, le nombre de touristes canadiens et mexicains a augmenté de 27,5 % en 2012 par rapport à l’année 2011, une hausse qui s’explique en bonne partie par l’arrivée de nouvelles lignes aériennes dans le pays comme Aeroméxico, Avianca ou encore Interjet. Le ministre du Tourisme, Allan Flores a affirmé que les chiffres « sont le reflet du travail exécuté par le secteur touristique pour garantir une croissance toujours plus importante du nombre de visiteurs qui choisissent le Costa Rica comme destination touristique ».

Île Cocos
Île Cocos

Autre marché important pour le Costa Rica, il s’agit des touristes européens, 226 000 individus ont pris la direction de cet écrin maritime et verdoyant, les touristes sud-américains et centraméricains représentent respectivement 120 000 et 95 000 visiteurs, des informations données par la Direction de la migration. L’industrie touristique est l’une des principales activités économiques du Costa Rica, elle rapporte annuellement des devises estimées à 2 100 millions de dollars ce qui équivaut à environ 5 % du produit interne brut (PIB). Ce secteur embauche directement 150 000 personnes et, de façon indirecte, près de 400 000, son patrimoine naturel d’exception est particulièrement apprécié, il faut savoir que ce petit territoire de 51 000 km² abrite 5 % de la biodiversité de la planète (pour un pays qui ne représente que 0,03 % des surfaces émergées ! ).

Trois sites sont inscrits sur la Liste du patrimoine mondial Naturel de l’Unesco

Guanacaste
Guanacaste

Sur plus de 25 % du territoire s’étendent des parcs nationaux et des réserves. Le pays a la fierté de posséder pas moins de trois sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial Naturel de l’Unesco, le Parc national de l’île Cocos (depuis 1997), les Réserves de la cordillère de Talamanca-La Amistad / Parc national La Amistad (depuis 1983) et la Zone de conservation de Guanacaste (depuis 1999).
Dans ces endroits singuliers de l’Amérique centrale que sont les Réserves de la cordillère de Talamanca-La Amistad / Parc national La Amistad, les glaciations du quaternaire ont laissé leur empreinte, une situation géographique unique qui a favorisé des échanges génétiques entre la faune et la flore de l’Amérique du Nord et celles de l’Amérique du Sud. Des forêts tropicales s’étendent sur la plus grande partie du site. Quatre tribus indiennes différentes évoluent sur ce site, qui jouit d’une étroite coopération entre le Costa Rica et le Panamá.
La Zone de conservation de Guanacaste, inscrite en 1999, a été étendue pour préserver une aire de 15 000 ha, Sta Elena, qui appartenait à un particulier. La zone inclut des espaces naturels considérables pour la conservation de la diversité biologique, notamment les meilleurs habitats de forêt sèche de la zone allant de l’Amérique centrale au nord du Mexique, ainsi que des habitats primordiaux pour des espèces animales et végétales rares ou menacées. Sur ce site se déroulent des processus écologiques importants tant dans les milieux terrestres que côtiers ou marins.

Le Costa Rica se positionne parmi les 14 nations à avoir placé plus de 23 % de leur territoire sous protection (25,6 % de parcs nationaux ou réserves écologiques), le territoire est partagé en 20 parcs naturels, 8 réserves biologiques et une série de zones protégées. Ce pays est presque parvenu à stopper la déforestation (75 % du territoire était recouvert de forêt en 1950, 25 % de nos jours) bien qu’il existe encore parfois des actions de déforestation illégales sévissant de manière épisodique au cours de l’année, qui ont lieu au sein même de réserves naturelles protégées.
Le Comité a inscrit le Parc national de l’Ile Cocos situé à 550 km au large de la côte pacifique du Costa Rica, au titre des critères naturels, car il fournit un habitat d’importance critique pour la faune marine, y compris de grandes espèces pélagiques, en particulier les requins, les raies ou les thons.

Le Costa Rica est une destination qui offre de multiples possibilités de vacances, le pays est leader en matière de tourisme d’aventure et d’écotourisme, mais il est aussi une destination appréciée pour le tourisme de santé et de bien-être ainsi que le tourisme éducatif et juvénile sans oublier le tourisme d’affaires.

Les Costariciens sont les leaders en matière de développement de politiques destinées à promouvoir un tourisme écologique, le pays est reconnu mondialement pour favoriser un modèle de développement touristique qui cherche un équilibre entre les revenus économiques engendrés par l’activité et la protection de l’environnement naturel, humain et social. Depuis 1997, le Costa Rica a créé un programme gratuit et rigoureux de Certificación para la Sostenibilidad Turística, une norme unique en son genre reconnue par l’organisation mondiale du tourisme comme un programme qui a permis de modifier l’approche des touristes en mettant sur pied des programmes permettant de protéger la nature tout en favorisant le développement économique des communautés. De nombreux hôtels et tour-opérateurs ont obtenu la certification pour avoir agi en adéquation avec la protection de l’environnement, avec le respect de la culture locale et l’utilisation de technologies vertes tout en favorisant l’amélioration de la qualité de vie des communautés rurales où ils opèrent.

 Bahía Ballena, un lieu privilégié pour le tourisme soutenable

Bahía Ballena
Bahía Ballena

Cette année, la destination Bahía Ballena a été inscrite sur la liste “Hottest Travel Destinations of 2013”, par la très renommée revue touristique nord-américaine Travel + Leisure, qui bénéficie de huit éditions internationales et de la publication de 12 numéros par an. Ce lieu idyllique situé sur la côte pacifique sud du Costa Rica est l’une des destinations de prédilection des dauphins et baleines qui trouvent en saison chaude le lieu idéal pour se reproduire et mettre au monde leurs petits. Pour Ireth Rodríguez, Directrice de Mercadeo del ICT, Bahía Ballena et un berceau de la biodiversité, lequel abrite le parc national Marino Ballena, un lieu attractif pour des voyageurs éco-responsables amoureux de la nature et du tourisme soutenable.
Outre la présence de mammifères marins, la zone compte sur une importante diversité d’espèces de fleurs et une faune multiple, le tout accompagné de magnifiques plages comme Dominical, Uvita, un lieu où l’on peut contempler le tómbolo de Punta Uvita une formation rocheuse similaire à la queue d’une baleine (forme en Y) qui s’étend sur 1 km jusqu’à la mer et est perceptible lorsque le niveau des eaux baisse. Parmi les activités qui peuvent être pratiquées dans la zone, la randonnée équestre, le kayak, le surf, la plongée sous-marine dans des zones récifales…

tómbolo de Punta Uvita
tómbolo de Punta Uvita

En plus de cette distinction mentionnant Bahía Ballena, l’année dernière le Costa Rica a été maintes fois reconnu comme destination touristique d’exception en raison de ses parcs nationaux, de ses villes et de ses plages. En 2012 le pays a été répertorié comme la destination la plus populaire parmi les lieux d’aventure par International Business Times; la destination Wow 2012 par Travelzoo; la meilleure destination en Amérique latine (Amérique centrale et Amérique du Sud confondues) par la revue Travel Weekly, la destination la plus populaire en matière de voyages d’aventure par Tripadvisor; le pays le plus écologique d’Amérique selon l’Índice de Actuación Medioambiental (EPI); et enfin la destination écologique la plus populaire par Trip Advisor (2012). Un palmarès qui ne fait qu’inciter les visiteurs du monde entier à découvrir le charme et l’authenticité des lieux et des habitants.

(Aline Timbert)