Le Nicaragua propose à ses visiteurs un nouveau circuit touristique, après les célèbres parcours que sont la Route coloniale, la Route des volcans ou encore la Route de l’eau, le pays propose la Route du café qui favorisera la découverte du nord de ce joyau de l’Amérique centrale.

La Route du café couvre cinq départements du Nicaragua, Estelí, Jinotega, Madriz, Matagalpa, et Nueva Segovia, elle a été développée avec pour objectif de faire connaître la diversité gastronomique, écologique, culturelle et touristique de cette région. Tout au long du parcours, qui permet de découvrir plusieurs plantations de café et de tabac, les voyageurs auront la possibilité d’être hébergés dans des maisons d’hôtes typiques ou de petits hôtels qui ont su préserver toute leur authenticité loin des complexes surdimensionnés.

Les randonneurs auront la possibilité de parcourir des réserves naturelles et de découvrir l’artisanat local en traversant des villages de charme, sans oublier la possibilité d’éveiller ses papilles gustatives en savourant les spécialités locales à base de maïs.

Matagalpa
Matagalpa

A Matagalpa, les touristes pourront mieux comprendre l’histoire de la région intimement liée à la production des grains en découvrant le Musée national du café, et aussi la production de tabac tandis que Jinotega est le lieu idéal pour tester les cafés « gourmet », les plus réputées sont en effet à portée de main ou plutôt de bouche.
Estelí offre de magnifiques paysages à ses promeneurs, il est situé à proximité de plusieurs parcs naturels (Cerro Tisey-La Estanzuela, Miraflores-Moropolente, Canta-Gallo et La Patasta), un environnement privilégié qui ne manquera pas de captiver les visiteurs nationaux et internationaux amoureux de Nature.

Madriz est connu par les gourmands en raison de ses succulentes pâtisseries, toujours accompagnées d’une tasse de café bien sûr. Nueva Segovia, ville révolutionnaire et très riche du point de vue historique, est l’endroit idéal pour approcher les cultures indigènes parmi lesquelles la communauté Chorotega qui a su préserver les traditions ancestrales en témoigne son riche artisanat.

Selon les autorités, cette nouvelle route du café devrait attirer 20 % de touristes en plus par rapport à l’année 2012, cette année ce sont 12 000 touristes qui sont attendus c’est-à-dire 2000 de plus que l’année dernière. Harold Ramos Orozco, président du réseau nicaraguayen de tourisme rural communautaire, Renitural, a indiqué que durant les premiers mois de l’année 6000 touristes ont visité la Route du café parmi lesquels 50 % de visiteurs nationaux, 30 % de touristes en provenance d’Amérique centrale, 10 % de visiteurs nord-américains, 9 % de voyageurs européens et 1 % de touristes sud-américains. Les touristes visitant la route du café dépensent environ 40 à 45 $ américains par jour.

Estelí
Estelí

« Le touriste n’est pas seulement attentif à la Route du café, mais aussi aux produits complémentaires », a-t-il précisé. Cet année les plantations de café du Nicaragua ont été atteintes par la rouille, un champignon, propagée par le vent, qui prend la forme d’une poudre orange sur les feuilles des caféiers, 400 000 q de grains ont été perdus, un coût estimé à 100 millions de dollars US, mais ce fléau n’a eu aucune répercussion heureusement sur le nombre de touristes s’engageant sur la Route du café.
Renitural enregistre 120 propriétés se consacrant au tourisme rural et à l’agrotourisme, 44 % d’entre elles se trouvent sur la Route du café. Ce tourisme communautaire est présent plus particulièrement dans les régions rurales et pauvres et permet de soutenir économiquement les populations concernées toute en favorisant la découverte de coutumes et modes de vie locaux dans un cadre préservé.

nicaragua05082013-1En 2007, avec un budget de 6 millions de dollars financés par le Grand-Duché du Luxembourg (projet NIC/022 –), l’Institut nicaraguayen du Tourisme a lancé la première phase du projet promotionnel de la Route du Café, pour laquelle les entrepreneurs ont été formés.
L’an dernier, la deuxième phase (NIC/024 Route du Café – Phase II) a commencé avec pour but de renforcer les ressources humaines, le partenariat et la coopération entre les différents acteurs du secteur touristique. Parmi les objectifs, il y a aussi celui de promouvoir et de fournir une assistance aux micros, petites et moyennes entreprises. Pour atteindre son but, 9,1 millions de dollars ont été nécessaires, des capitaux principalement fournis par le Luxembourg. Les secteurs d’intervention de la coopération luxembourgeoise au Nicaragua se concentrent sur la formation professionnelle, le développement local à travers le tourisme, la santé, et un soutien à la société civile nicaraguayenne.

Cet investissement luxembourgeois a pour but de garantir un développement touristique durable de la région nord du Nicaragua en tenant compte des dimensions environnementales, socioculturelles et économiques et en exploitant son potentiel touristique en tant que « Route du Café ».

Pour en savoir plus sur la collaboration entre le Luxembourg (au moyen de Lux-Development, l’agence luxembourgeoise pour la coopération au développement qui est à disposition de l’État luxembourgeois et d’autres donateurs pour formuler et mettre en oeuvre des projets de coopération au développement avec les partenaires respectifs dans les pays en développement) et le Nicaragua, cliquez sur le lien suivant http://www.mae.lu/images/biblio/biblio-227-1280.pdf

(Aline Timbert)