Des représentants d’Amérique centrale ont assisté récemment à la Feria internationale du tourisme (Fitur) de Madrid, l’occasion pour tous ces pays de dévoiler leurs nouveaux produits touristiques fondés sur la valorisation du patrimoine culturel et naturel, sans oublier la volonté d’impliquer les communautés locales dans ce processus de développement.

Le Costa Rica, le Salvador, le Guatemala, le Honduras, le Nicaragua, et le Panama ont pris part à cet événement en ayant en tête que le tourisme européen dans la région a augmenté de 1 % en 2013 par rapport à l’année 2012.

Les autorités ont parfaitement conscience de la nécessité de protéger leurs richesses naturelles et de mettre en avant un patrimoine culturel d’exception, c’est pourquoi le tourisme soutenable constitue aujourd’hui un axe privilégié pour les professionnels du tourisme.

guatemala09022014-1Le Guatemala vient d’ailleurs de dévoiler un tout nouveau circuit prometteur appelé le Maya Trek qui conduira les visiteurs hors des sentiers battus, un produit touristique exceptionnel de 3 jours et 2 nuits mêlant avec le parfait dosage, culture, aventure et nature. Un programme alléchant destiné aux amateurs de sensations fortes bien sûr qui ne redoutent pas les kilomètres à pied ! Le Maya Trek conduira les touristes en différents points de la majestueuse réserve de la biosphère Maya (représentant 20% de la surface totale du pays), un espace verdoyant unique qui s’étend sur un territoire de 21 602 km² et qui abrite une faune et une flore riches et variées !

Outre le cadre naturel enchanteur, le Maya Trek offre aussi une plongée dans le patrimoine culturel du Guatemala puisque la visite intègre plusieurs sites archéologiques, de Cruce Dos Aguadas à Tikal. Un parcours physique et mythique qui suit les traces du Siyaj Kák, un sentier autrefois utilisé par la population précolombienne maya sur une distance de 50 km dans la vallée de Buenavista. Un accès de commerce et de communication développé pendant la période préhispanique, de quoi suivre les pas de l’une des plus grandes civilisations d’Amérique.

Un tourisme équitable qui séduira les randonneurs amateurs de culture et de végétation luxuriante !

Durant près de sept heures par jour, les randonneurs, à juste titre motivés, auront l’occasion d’appréhender les mystères dont regorge la forêt tropicale. Pour les guider sur le chemin de la découverte, ils pourront compter sur les membres de la Commission de Tourisme de la Communauté Cruce Dos Aguadas, les seules personnes habilitées à jouer les guides en ces lieux protégés. Les accompagnateurs veilleront alors à l’approvisionnement en nourriture des visiteurs et à leur sécurité sachant que des chevaux porteront les charges jusqu’à l’ultime partie du trajet où les animaux ne peuvent se rendre.

guatemala09022014-3Lors de la première nuit, les touristes auront la chance de dormir au cœur du biotope San Miguel La Palotada-El Zotz, un lieu qui sert de refuge à près de 15 espèces de chauve-souris, de quoi scruter le ciel avec curiosité ! El Zotz propose, entre autres, le temple du Sol Nocturno qui abrite la tombe du fondateur de la dynastie Pa´chan, encore un lieu chargé d’histoire. Lors de la seconde journée de marche, les visiteurs poursuivront la traversée de cet espace naturel entre San Miguel La Palotada et El Yesal, non loin du célèbre site archéologique de Tikal. Cet endroit permet de ressentir une véritable symbiose avec la nature, les bruits des animaux sont omniprésents, le son des amphibiens, des singes hurleurs ou encore des oiseaux accompagnent les voyageurs déconnectés de la folie du monde moderne. La dernière partie de la route se fait sans l’aide des chevaux, cela nécessite donc une bonne condition physique pour les randonneurs avides de se dépasser et d’une façon générale prêts à renoncer pour quelques jours à leur confort habituel. En effet, les nuits se déroulent de façon rudimentaire, autant dire que ce voyage ne s’adresse pas aux amateurs de confort et de grand luxe, mais aux intrépides désireux de bouleverser leur quotidien !

guatemala09022014-2Il faut savoir que la Commission du tourisme a été mise en place par 22 familles de la communauté, elle veille ainsi à l’approvisionnement en victuailles, à l’accompagnement et à la sécurité des voyageurs. Un tourisme équitable qui permet aux locaux de s’épanouir dans leur milieu naturel et de valoriser leur patrimoine.

Une forme de tourisme qui se veut éthique et qui s’inscrit dans la préservation environnementale et dans le développement économique local, en définitive deux bonnes raisons de découvrir le Maya Trek !

En 2012, la réserve de la biosphère Maya a été visitée par 190 426 touristes, soyez donc les prochains à plonger en plein cœur de cet écrin naturel qui a intégré en 1990 le Réseau mondial des réserves de biosphères (WNBR) de l’UNESCO. Un réseau qui se compose à l’heure actuelle de 621 réserves de biosphères réparties dans 117 pays et qui a pour objectif de concilier conservation de la diversité naturelle et culturelle et développement économique et social.

(Aline Timbert)