perou13092015

La mortalité infantile* a très nettement diminué sur le territoire latino-américain au cours de ces vingt-cinq dernières années, c’est l’information positive qui ressort d’un nouveau rapport publié par l’UNICEF et intitulé ‘Levels and trends in child mortality report 2015′. Selon les chiffres publiés par Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (une agence de l’Organisation des Nations unies consacrée à l’amélioration et à la promotion de la condition des enfants) la mortalité infantile a diminué d’environ 67 % en Amérique latine et dans la zone caraïbe durant le dernier quart de siècle.

Avec un taux de mortalité infantile de 18 pour 1000 naissances, la région est parvenue à atteindre les objectifs souhaités par l’UNICEF, il y a 15 ans, ce chiffre était de 54 décès pour 1000 naissances.

Le Mexique, avec un taux de mortalité de 13 pour 1000 naissances se positionne parmi les pays qui ont le plus progressé dans cette lutte, d’autres pays ont évolué favorablement, l’on peut citer le Salvador qui est passé d’un taux de 59 pour 1000 à 17 pour 1000, le Pérou de 80 décès pour 1000 naissances à 17, mais aussi le Venezuela (de 30 à 17 décès pour 1000 naissances), la Colombie (de 35 à 16) ou encore l’Argentine (de 28 à 13). Cuba enregistre un taux de mortalité infantile de 4,70 pour 1000 naissances. L’île est entrée dans le cercle fermé des pays dont le taux de mortalité infantile est inférieur à cinq pour 1000 naissances en rivalisant avec le taux des pays les plus développés.

http://www.unicef.org/media/files/Levels_and_Trends_in_Child_Mortality_2014.pdf

Au niveau mondial, l’Amérique Latine est la seconde région géographique, après l’Asie Orientale (une baisse de 79% en 15 ans) à avoir réduit la mortalité infantile, cette évolution s’explique par de meilleurs accès aux soins y compris dans des zones isolées et parmi les populations les plus pauvres. Ce progrès est d’autant plus probant que les conflits armés et les catastrophes naturelles ont été en augmentation ces dernières années.

L’Angola se tient malheureusement en queue de peloton en affichant un taux de mortalité très préoccupant de 157 décès pour 1000 naissances, à l’opposé l’Islande, le Luxembourg, la Finlande peuvent se vanter d’avoir les taux les plus bas au monde (environ 2 pour 1000).

Et malgré ces résultats très encourageants, l’UNICEF rappelle que ce sont 236 millions de décès d’enfants qui auraient pu être évités au cours de ces 25 années, parmi les maux à éradiquer en urgence, la malaria, la pneumonie, ou encore la diarrhée.

Selon les Nations Unies au cours des 15 prochaines années, les vies de 38 millions d’enfants pourront être sauvées si les efforts fournis se poursuivent dans le cadre des nouveaux objectifs fixés par les Objectifs du Développement Durable et qui remplaceront ceux du Millénaire. Le but est de faire chuter le niveau de mortalité infantile au niveau mondial à 25 décès pour 1000.

« Nous devons reconnaître un progrès énorme au niveau mondial en particulier depuis 2000, date à laquelle de nombreux pays ont triplé le taux de réduction de la mortalité des enfants de moins de cinq ans », a déclaré Geeta Rao Gupta, directrice exécutive adjointe de l’UNICEF.

Pour l’ONU, il y a des actions à mener qui peuvent s’avérer efficaces et économiques telles que des soins spécialisés avant la naissance, pendant l’accouchement et durant la période postnatale, l’allaitement maternel, la vaccination, et l’amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement.

En outre, l’UNICEF souligne l’importance de la mise en place rapide d’une réhydratation orale pour les enfants souffrant de diarrhée, d’une antibiothérapie contre la pneumonie, et rappelle l’efficacité des suppléments nutritionnels et des aliments thérapeutiques. La malnutrition est une source, dans la moitié des cas, de mortalité des enfants de moins de cinq ans, selon le rapport publié par l’ONU.

Environ 16 000 enfants de moins de 5 ans meurent chaque jour dans le monde.

Définition mortalité infantile*La mortalité infantile est un taux qui détermine le nombre d’enfants qui meurent avant l’âge de douze mois, par rapport au nombre d’enfants qui survivent.