perou23092015

Fin août, la police péruvienne a lancé un plan visant à renforcer la sécurité des touristes dans une vaste zone située entre l’ancienne capitale inca Cuzco et le site archéologique du Machu Picchu qui comprend l’utilisation de solutions technologiques par les agents de police et les visiteurs nationaux et internationaux.

Selon un communiqué du ministère du Commerce extérieur et du Tourisme (Mincetur), le « corridor touristique préférentiel Cusco-Machu Picchu-Cuzco », qui s’étend sur 230 kilomètres, est le deuxième du pays qui possède ses caractéristiques et s’appuie sur un nouveau Centre de contrôle et de communications de la Police du Tourisme.
Le centre, situé dans le district de Wanchaq, a été inauguré par la ministre Magali Silva, il est équipé d’un système de communication numérique qui va permettre aux forces de l’ordre de centraliser le commandement de toutes les unités déployées le long du parcours touristique.
Le circuit s’étend de l’aéroport Velasco Astete de Cusco vers la citadelle inca de Machu Picchu, à travers les villes de Chinchero Cusco, Urubamba et Ollantaytambo.

La ministre du Commerce extérieur et du Tourisme a également mis à la disposition à la police l’application gratuite « Tourism Police Peru » disponible sur les smartphones et les tablettes, grâce à laquelle les touristes peuvent signaler toute situation d’urgence, cette application permet également d’être mis en contact avec des pompiers et des sauveteurs de haute montagne.En outre, la technologie permettra au système de continuer à fonctionner en cas d’interruption du service téléphonique « le système fonctionne indépendamment de lignes téléphoniques », a déclaré Silva. Le téléchargement de l’application est disponible gratuitement sur le Play Store.
La ministre Silva a rappelé que le célèbre site archéologique Machu Picchu situé à plus de 2400 m d’altitude a reçu 570 000 touristes lors du premier semestre 2015, ce qui représente une augmentation de 13,7 % sur la même période l’an dernier. 76 % des 570 000 visiteurs répertoriés étaient des touristes étrangers.

La ministre a informé que la mise en place de corridors touristiques préférentiels était le résultat d’un effort conjoint mené avec le ministère de l’Intérieur (MININTER), la Police nationale du Pérou, les gouvernements régionaux et les gouvernements locaux dans les juridictions où les touristes sont les plus nombreux.
Le premier circuit sécurisé a été établi en 2014 entre l’aéroport international Jorge Chavez, situé près du port de Callao, et les principaux lieux d’hébergement de Lima, sur une distance de 32 kilomètres (districts Callao, San Miguel, Pueblo Libre, Magdalena del Mar, Jesús María, San Isidro, Miraflores, San Borja, Surco et Barranco).

« La sécurité des touristes est une priorité du gouvernement qui travaille aujourd’hui sur le développement soutenable et la croissance du secteur touristique intérieur et réceptif », a informé la ministre lors de la cérémonie de lancement du « Corredor Turístico Preferencial ».

Le Machu Picchu est plus que jamais au centre des priorités des autorités péruviennes, les maires des districts de Machu Picchu David Gayoso, Ollantaytambo Elvis Flores et de Santa Teresa Wilbert Santa Cruz, ont signé à la fin du mois d’août un accord avec la Direction régionale du Commerce extérieur et du tourisme extérieur de Cusco (Dircetur), représenté par le responsable Carlos Landauro; dans le but de réguler et d’organiser au mieux cette zone touristique, en proposant un contrôle environnemental, sécuritaire et autres.
La Dirección Desconcentrada de Cultura de Cusco (DDCC) travaille par ailleurs à la réhabilitation de deux chemins ancestraux incas nommés Las Fuentes et el Incaraccay, ils devraient être accessibles d’ici le mois d’octobre au public. Ces mesures font partie du plan d’action qui a été dévoilé aux membres du Comité du Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Dans cette optique, le responsable a annoncé qu’à la fin de l’année, un poste de contrôle mixte sera installé à l’autre point d’accès du Machu Picchu, des gardes forestiers seront déployés pour contrôler les allers et venus : « Nous bouclons une étude sur la capacité de charge touristique. Ils (membres de la SERNANP) étudient à leur tour la capacité de charge touristique et le système d’accessibilité au site. Nous avons une liste de travail hautement coordonné », a-t-il confirmé.
« L’idée est que le Machu Picchu de l’avenir ne soit plus une unique possibilité pour un usage touristique comme aujourd’hui, mais un ensemble très large de solutions de rechange », a-t-il ajouté.

Le Machu Picchu et son afflux de visiteurs, à l’origine de dégradations de cet édifice fragilisé au fil du temps ont longtemps inquiété l’UNESCO, mais des membres réunis entre le 28 juin et le 8 juillet en comité ont décidé de ne pas inclure le célèbre parc archéologique du Machu Picchu, situé entre les Andes péruviennes et le bassin de l’Amazone, sur la liste du patrimoine de l’humanité en péril. Un délai de deux ans a été accordé et devrait permettre de renforcer les dispositions adéquates pour que cette inscription ne soit pas rendue nécessaire.