argentine23112015

Après douze ans de kirchnerisme au pouvoir, l’heure du changement à sonné à la Casa Rosada; Daniel Scioli, candidat du parti officialiste a perdu les élections avec 48,56 % des suffrages et a concédé la défaite; le président Mauricio Macri a ainsi été élu à la tête de l’Argentine.
Le candidat, qui a fait du changement son leitmotiv durant la campagne électorale, a remporté la victoire dans les urnes le dimanche 22 novembre et s’est imposée avec 51,42 % des voix après le dépouillement de 98,87 % des bulletins. Le 10 décembre, un nouvel espace politique prendra place avec l’investiture du nouveau président.

Lors d’une journée cruciale pour l’avenir du pays sud-américain, les Argentins avaient le choix pour ce second tour entre le candidat du parti Cambiemos et celui du Frente Para la Victoria,le candidat élu Macri a remporté près de trois points de plus sur son rival.
Une fois les résultats de cette élection connus officiellement, le vainqueur de Cambiemos s’est adressé à ses sympathisants en confiant « je demande à Dieu qu’il m’éclaire afin d’aider chaque Argentin à trouver le chemin à suivre. Je suis ici pour vous demander, s’il vous plaît, de ne pas m’abandonner, continuons ensemble ».
Au sein du QG du Frente Para la Victoria installé à l’hôtel NH Bolívar, Daniel Scioli a félicité son rival par téléphone et a reconnu sa défaite « le peuple a choisi une alternative, nous espérons que dieu illuminera l’ingénieur Marcri pour que les avancées dans le pays s’améliorent, et ce pour le bien de tous ».
Au premier tour des présidentielles, le candidat du Frente Para la Victoria était arrivé en tête en remportant un peu plus de 37 % des suffrages, une faible avance sur son rival dont les scores avaient été minimisés dans les sondages.

 

Pour remercier les électeurs qui lui ont fait confiance Mauricio Macri a déclaré « si je suis là c’est parce que vous avez rendu cela possible », il va ainsi succéder à la présidente Cristina Fernández de Kirchner, qui après avoir exercé deux mandats successifs, n’était pas habilitée selon la Constitution en vigueur à briguer un nouveau mandat. C’était la première fois depuis 2003 qu’ il n’y avait pas de candidat Kirchner à la présidence (Néstor Kirchner, l’époux de la présidente sortante, avait gouverné le pays entre 2003 et 2007).
Après avoir revendiqué la victoire, Macri a affirmé « aujourd’hui c’est un jour historique, une nouvelle ère ». Visiblement ému, le président élu a parlé à environ 7 000 partisans en ajoutant « je ne sais pas comment décrire ce que je ressens.C’est tellement difficile, tant d’émotion, tant de joie de croire que nous pouvons l’Argentine dont nous rêvons ».

La présidente qui quittera ses fonctions en décembre a félicité son successeur et l’a convié à un rendez-vous dans sa résidence officielle des Tres Olivos.
Après une campagne tendue, les élections se sont déroulées dans le calme, l’enthousiasme des électeurs qui, il y a quelques semaines, n’envisageaient pas cette victoire, a été à la hauteur de la surprise. Les rues de Buenos Aires, la ville qui a le plus voté pour Marcri, étaient en liesse.

Les deux prétendants sont parvenus épuisés à cet événement historique après une année de campagne ardue. Jamais auparavant il n’y avait eu un second tour entre deux candidats à l’élection présidentielle. Hier ce sont 32 millions d’Argentins qui ont été appelés à s’exprimer dans les urnes, le taux de participation a été élevé (79 %).