perou26112015

Un séisme de magnitude 7,6 a été enregistré mardi 24 novembre à la frontière entre le Pérou, la Bolivie et le Brésil, le tremblement de terre est survenu à 17 h 44 heure locale (22 h 44 GMT) et l’épicentre a été localisé dans la région amazonienne de Madre de Dios, à 83 kilomètres au sud de la ville d’Esperanza, située dans la région d’Ucayali, à environ 900 kilomètres à l’est de Lima, selon l’Institut de géophysique du Pérou (IGP).

Le tremblement de terre a été enregistré à une profondeur de 600 kilomètres sous la surface de la Terre et a également été ressenti dans d’autres régions du sud du Pérou comme Cusco, Arequipa et Tacna, départements limitrophes à la frontière du Chili.
Selon le Bureau national des urgences (Onemi) relevant du ministère de l’Intérieur chilien, le séisme a été ressenti dans le nord du Chili sans causer de dommages.

Par ailleurs, le coordinateur du Centre des opérations d’urgence nationale (COEN) du Pérou a déclaré à Radio Programas del Peru (RPP) qu’il y a eu trois répliques importantes après ce fort mouvement tellurique.
Le tremblement de terre a mis en état d’alerte la capitale Lima et les principales villes du sud du Pérou, où les gens sont descendus dans les rues pour se mettre à l’abri pendant la secousse.

Les districts d’Iberia, Alerta, Puerto Varadero et la zone de Alto Purus sont ceux qui ont ressenti ce tremblement de terre avec le plus d’intensité en raison de sa proximité avec l’épicentre.
Même la réserve pour les peuples autochtones en isolement volontaire, très proche de la réserve écologique de Manu, a été touchée par d’importants mouvements.

Fort heureusement, ces tremblements de terre de plus de 7 degrés sur l’échelle de Richter n’ont pas fait de victime ni même de gros dégâts matériels. Le séisme a été enregistré à une importante profondeur, ce qui a permis de limiter les dommages, une dissipation d’énergie qui a évité une grosse catastrophe. Néanmoins les secousses ont été ressenties également en Bolivie, au Brésil où des habitants de la ville Brasileia, située à 247 km à l’ouest de l’épicentre, ont vu les chaises et les tables bouger.
Ce mouvement était à une telle profondeur qu’il s’est beaucoup propagé et s’est fait sentir dans de nombreux endroits, a affirmé Abraham Levi, directeur de l’organisation privé de météorologie Ambiand, à canal N.

Selon un rapport publié par l’Institut de géophysique du Pérou, Lima risque de connaitre un tremblement de terre très important dans les prochaines années, car la ville connait un « silence sismique » depuis 1746. Le « silence sismique » de Lima dure depuis plus de 250 ans maintenant en ce qui concerne un séisme majeur de magnitude 8 ou plus sur l’échelle de Richter, comme celui qui a frappé le Chili voisin en 2010, et augmente la probabilité qu’il ait lieu.
Le séisme du 28 octobre 1746 a ravagé Lima, faisant entre 15 000 et 20 000 morts, alors qu’un tsunami a détruit le port adjacent de Callao, où se trouve aujourd’hui l’aéroport de la ville.
Le dernier tremblement de terre important enregistré au Pérou remonte au 15 août 2007, avec un épicentre situé au large des côtes du centre-ville, à 40 kilomètres à l’ouest de Pisco, cette catastrophe naturelle a fait 595 morts.

L’Amérique du Sud est tristement rompue aux séismes, le Chili est particulièrement habitué à ces mouvements telluriques de forte ampleur : il est situé sur la zone de contact entre la plaque tectonique de Nazca et la plaque sud-américaine, la première plongeant sous la seconde selon un mouvement de subduction. C’est le pays le plus sismique de la planète, devant le Japon.