perou18122015

Le site du Ministère des affaires étrangères français alerte ses ressortissants sur la consommation d’ayahuasca, plante hallucinogène utilisée en région amazonienne lors de rites chamaniques en rappelant les dangers :

« L’ambassade de France met en garde les voyageurs contre la consommation d’ayahuasca, plante hallucinogène utilisée par les chamanes en Amazonie, inscrite au registre des stupéfiants en France. L’usage de l’ayahuasca peut avoir des conséquences médicales graves, susceptibles d’entraîner la mort. La maîtrise du processus d’initiation au chamanisme n’est nullement contrôlée et ne peut être garantie sous aucun prétexte. Toutefois, de nombreux guides touristiques ainsi que des centres d’éco-tourisme peu fiables proposent des initiations au chamanisme. Ainsi, le centre Sachawawa à Tarapoto fait, en particulier, l’objet d’une enquête judiciaire à la suite du décès d’une Française, en août 2011, dans des circonstances non encore élucidées ».

Pour les aventuriers en mal de sensations fortes qui seraient malgré tout tentés par cette expérience, les autorités péruviennes viennent d’annoncer la mort d’un citoyen britannique décédé sous les coups portés à l’arme blanche par un Canadien, alors que tous les deux avaient consommé de l’ayahuasca lors d’une cérémonie réalisée en forêt.

Des témoins, qui ont assisté à cette expérience, ont expliqué aux forces de polices locales que le Canadien âgé de 29 ans a tué le Britannique âgé de 26 ans en état de légitime défense après que ce dernier ait essayé de l’attaquer au couteau durant la cérémonie organisée non loin de la plus grande ville amazonienne du pays, Iquitos. Il se serait à son tour saisi du couteau en question et aurait frappé mortellement au thorax et dans l’abdomen son agresseur présumé. Le citoyen canadien a été placé en garde à vue.

Le couteau en question aurait été pris dans le centre de santé alternatif Phoenix Ayahuasca qui se présente sur sa page internet comme un lieu sûr « pour expérimenter des médecines à base de plantes et explorer sa véritable nature ». Le tourisme pour expérimenter ce rite a augmenté au Pérou ces dernières années, des dizaines d’hébergements proposent aux visiteurs d’être initiés à cette consommation avec un chaman ou un guide.

Le chef de la police,  Normando Marques, a affirmé « cela peut être folklorique, spirituel, tout ce que vous voulez, mais cela continue d’être une drogue qui altère de façon dramatique l’état mental ».

Ce sont les natifs de la « selva amazonica » qui pratiquent de façon séculaire le rituel de l’ayahuasca, une plante hallucinogène utilisée en médecine traditionnelle, le chaman appelé « taita » prépare la boisson censée ouvrir la porte d’un autre monde : modifications de la perception, amplifications des perceptions auditives et visuelles, hallucinations incluant des visions…

En Amazonie, les chamans proposent « une purification de l’âme » aux étrangers, or l’utilisation de l’ayahuasca n’est pas sans conséquence. Outre les effets mêmes de la substance, elle peut s’avérer dangereuse, car elle place les personnes qui la consomment sous influence et elles peuvent alors devenir victimes d’agressions, de vols, ou encore de viols, ce nouveau cas en témoigne malheureusement.

En 2012, un jeune touriste britannique de 19 ans, prénommé Henry Miller, était malheureusement décédé en Colombie après avoir participé à ce rituel.

Usitée depuis des siècles par les chamans amazoniens, l’ayahuasca permet d’atteindre un état de transe dont le but est d’entrer en contact avec les esprits de la forêt et celui des morts, cette substance extraite d’une liane hallucinogène fait l’objet d’un intérêt certain de la part de touristes désireux de participer à une expérience aussi originale qu’exotique. Mais la consommation de cette plante n’est pas sans risque, au-delà de l’impact psychologique qu’elle induit, elle peut causer une forte hypertension entraînant un malaise cardiaque.

Vous l’aurez compris, la pratique de ce rite n’a absolument rien d’anodin et plusieurs décès sont déjà à déplorer…