equateur08012016

Les autorités équatoriennes sont fières des efforts menés sur le territoire en matière de sécurité, en cette fin d’année 2015, le pays sud-américain a enregistré le taux d’homicides le plus bas de son histoire selon des données officielles.

Avec un taux de 6,3 homicides pour 100 000 habitants, l’Équateur voit la violence criminelle se réduire, en 2009 ce taux était encore de 18,74 et en 2010 de 12,40 ; cette amélioration a été soulignée lors d’un discours du ministre de l’Intérieur qui s’est dit « optimiste » en ce début d’année 2016. « 2015 nous laisse un bilan optimiste en ce qui concerne la violence criminelle, 6 cas pour 100 000 habitations sont décédés de morts violentes », a confirmé le ministre José Serrano. L’Équateur se positionne avant l’Uruguay (7,8 pour 100 000 habitants) mais après le Chili (2,9 pour 100 000 habitants) et l’Argentine (5,5 pour 100 000 habitants), l’État a pour objectif d’atteindre un taux de 5 pour 100 000 en 2016 dans le cadre du Plan national pour le Bon Vivre (Plan Nacional del Buen Vivir 2013-2017).

Les chiffres témoignent de la politique sécuritaire appliquée par le gouvernement du président Rafael Correa. Le Chef de l’État a présidé jeudi 7 janvier le Conseil de sécurité pour évaluer les résultats obtenus en 2015 avec le ministre coordinateur à la sécurité César Navas, et a affirmé « on peut souligner les changements radicaux au sein du système judiciaire ».

Navas a souligné qu’en comparaison le nombre de personnes ayant perdu la vie sur la route était supérieur à celui des homicides, avec un taux de 7,5 %. Ces résultats encourageants sont pour les membres du gouvernement le résultat d’une série d’initiatives comme la haute mobilisation des forces de sécurité, ces dernières ont permis en 2015 la désarticulation de 163 bandes organisées et la saisie de drogue et de biens illicites à hauteur de 45 millions de dollars. La police a arrêté lors de « l’opération Eslabón » il y a un an et trois mois, 1100 délinquants présumés ont été arrêtés dont une dizaine de policiers corrompus.

À titre d’exemple, la ville de Guayaquil (seconde ville du pays en nombre d’habitants) connaît également une baisse de ses homicides selon des statistiques officielles. Jusqu’à début décembre, le pourcentage de réduction était de 6,8 %. Les meurtres sont la plupart liés à des litiges fonciers entre mafias ou encore au trafic de drogue. Des données de la Dinased indiquent que dans cette ville, la majorité des meurtres ont lieu entre 20 h et 3 h , les féminicides sont également fréquents.
Le ministre Serrano a affirmé que le développement d’une police de proximité a fortement contribué à réduire la criminalité « Nous avons assigné 39 % des agents de la Police nationale à la Police communautaire. On a dispersé les 17 549 membres de la police sur 2021 unités de la Police communautaire, on a déployé ces unités à différents endroits pour augmenter la proximité ».
Concernant les statistiques, le Secrétaire d’État a informé de la création de la Direction des Délits contre la crime, les morts violentes, les disparitions et les extorsions et enlèvements (Dinased) a donné d’excellents résultats « 91 % des cas de personnes disparues ont été résolus, 60 % des homicides ont été également résolus, le but est d’atteindre l’année prochaine 80 % des cas ».

Serrano rappelle que sur les 50 villes les plus dangereuses du monde, 48 se situent en Amérique, avec des taux d’homicides de 25 à 170 morts pour 100 000 habitants : « Guayaquil possède un taux à un seul chiffre (9 pour 100 000) et et Quito conclut l’année avec quatre homicides pour 100 000 habitants, et le pays avec 6 pour 100 000, des chiffres historiques ». La capitale équatorienne se positionne ainsi comme la troisième capitale latino-américaine la plus sûre.

Conseils du ministère des Affaires étrangères français :
« Délinquance / criminalité / agressions
La grande criminalité est en diminution depuis plusieurs années en Équateur. La délinquance reste toutefois importante.
1. Les transports publics sont régulièrement le lieu d’agressions et de vols. Les recommandations suivantes sont préconisées :
En cas d’attaque, il convient de ne jamais regarder les agresseurs dans les yeux et d’obtempérer à leurs ordres sans tenter de résister ;
Eviter au maximum d’emprunter les bus de nuit, notamment dans les régions de Manabí et Guayas où des agressions ont été signalées ;
Eviter de prendre les taxis dans la rue et privilégier d’emprunter les véhicules des hôtels ou d’appeler directement une centrale de taxis conseillée par l’hôtel ;
Dans les taxis, fermer les portières (des agressions et vols sont fréquemment perpétrés par des individus lorsque le véhicule est à l’arrêt) ».