mexique09052016

Il a quinze ans, il est Québécois et s’appelle William Gadoury, il aurait découvert les coordonnées d’une nouvelle cité maya jusqu’alors inconnue grâce à ses recherches astronomiques en remarquant que l’emplacement des villes préhispaniques était en rapport avec les constellations. Ce jeune garçon passionné par la civilisation maya depuis les prédictions de fin du monde du calendrier maya révélées au monde en 2012, a trouvé 22 constellations mayas dans le Codex Maya de Madrid et les a mises en corrélation avec la carte de Google Earth, il a réalisé que les étoiles les plus brillantes correspondaient à l’emplacement de 117 villes mayas. Aucun scientifique n’avait remarqué jusqu’à présent ce lien entre la voûte céleste et l’emplacement des populations mayas.

Le jeune homme a affirmé « je ne comprenais pas pourquoi les Mayas avaient construit leurs cités loin des rivières, sur des terres peu fertiles et dans les montagnes. Il fallait qu’il y ait une autre raison, et comme ils adoraient les étoiles, l’idée m’est venue de vérifier mon hypothèse. »
William Gadoury a observé que la constellation numéro 23 formée par trois étoiles ne possédait pas sa corrélation exacte sur les cartes répertoriant les villes mayas qui sont au nombre de deux. Selon sa théorie, il devrait y avoir une ville en plus, la 118e, dans un lieu caché et inaccessible de la Péninsule du Yucatán, au Mexique.

Les analyses effectuées avec des satellites par diverses agences spatiales internationales ont révélé qu’il y a bien une pyramide et trente bâtiments à l’endroit indiqué par l’adolescent, selon Le Journal de Montréal, qui a eu accès à des images satellites où l’on voit des structures qui pourraient correspondre à une ancienne ville de la péninsule du Yucatán.

« Les formes géométriques, rectangulaires ou carrées apparaissent sur les images, des formes qui peuvent difficilement être attribuées à des phénomènes naturels », explique le spécialiste de la télédétection à l’Université du Nouveau-Brunswick, Armand LaRocque.
« Quand le Dr LaRocque m’a confirmé, en janvier dernier, que l’on distinguait une pyramide et une trentaine de structures, c’était extraordinaire », a confié l’adolescent exalté par l’intérêt des scientifiques. Baptisée K’ÀAK’ CHI’ soit « Bouche de feu », la cité précolombienne reste à être mise à jour et ils ont juré qu’ils emmèneraient le jeune homme lors des fouilles. « Ce serait l’aboutissement de mes trois années de travail et le rêve de ma vie », a souligné le scientifique-ado galvanisé par cette perspective.

William Gadoury a présenté son travail à deux archéologues mexicains, mais personne ne s’est aventuré encore à procéder à des recherches pour des raisons financières « c’est une question d’argent. Une expédition est horriblement chère », a expliqué Armand LaRocque.
Des images satellites de la Nasa et de l’Agence spatiale japonaise JAXA, remontant à 2005, ont en effet révélé que les ruines d’une cité maya encore inconnue se localisaient dans « un endroit reculé et inaccessible » au sud-est du Mexique. Selon la presse canadienne, il pourrait s’agir d’une des cinq cités mayas les plus importantes au monde.
Ce mois-ci, l’apprenti archéologue encore mineure prendra donc part à une exposition nationale à l’Université McGill. Ensuite, l’an prochain, ce sera une exposition internationale au Brésil. De plus, l’Institut national de la recherche scientifique veut lui permettre de publier un article sur ses recherches dans une revue scientifique.

« Ce qu’il y a de fascinant dans le projet de William, c’est la profondeur de sa recherche. Faire le lien entre la position des étoiles et la localisation d’une cité perdue et l’utilisation des images satellitaires sur un tout petit territoire pour y déceler des vestiges enfouis sous une végétation très dense, c’est tout à fait exceptionnel ! » a expliqué Daniel De Lisle, de l »Agence spatiale canadienne, ce dernier lui a même décerné une médaille de mérite. William Gadoury, voilà un nom que désormais les passionnés d’archéologie vont retenir.