equateur11052016

Les visiteurs étrangers sont venus plus nombreux sillonner le territoire bolivien en 2015, en fait le pays sud-américain a reçu le plus grand nombre de touristes jamais enregistrés en accueillant près de 1,2 million de curieux, selon des chiffres officiels du gouvernement. La plupart des touristes étaient originaires du Pérou, d’Argentine, du Chili, du Brésil, des États-Unis, mais aussi d’Espagne et de France.

L’année dernière, la Bolivie a reçu un total de 1 295 729 touristes étrangers, a expliqué le ministère de la Culture et du Tourisme dans un communiqué, entre 2006 et 2015, le nombre de touristes étrangers a atteint 8 813 677 selon cette même source.
Par ailleurs, il est à noter que le nombre de touristes étrangers venus découvrir la Bolivie a doublé sur la période 2005-2014 selon les données fournies par le ministère du Tourisme, en passant de 524 000 en 2005 à 1,2 million l’an dernier.

Parmi les attractions touristiques les plus visitées en Bolivie, on peut citer le Salar de Uyuni, la Réserve Eduardo Abaroa, les Lagunas de Colores, Rurrenabaque, le Parc National Madidi, le lac Titicaca et les missions jésuites. Alors que les villes les plus visitées par les touristes étrangers sont La Paz; Cochabamba, Sucre et Potosi. Ces zones touristiques ont enregistré une croissance d’environ 25 % par saison.
Le secteur touristique a souligné le travail de promotion du territoire tant à l’intérieur et à l’extérieur du pays, par exemple lors de férias internationales qui se sont tenues à Londres, Berlin, Madrid, Milan et Tokyo.

De fait, le directeur général de l’Association bolivienne des agences de voyages et du tourisme (ABAVYT), Carlos Marin, estime que cette croissance a également influencé l’image du président Evo Morales, qui a réussi à sortir le pays de la pauvreté et qui est respecté et reconnu dans le monde entier. Il a ajouté que le passage du rallye Dakar en Bolivie a permis un focus sur cette région du monde en attirant un public plus nombreux.
Pour maintenir ou dépasser ce flux de touristes dans le pays, Marin a souligné qu’il est nécessaire d’identifier les principales destinations et de les promouvoir en mettant en place un plus grand investissement dans l’infrastructure touristique, comme le développement de la couverture des services de base de qualité.

Les rapports du ministère indiquent que les dépenses moyennes des touristes par jour sont évaluées à 69,8 $, les investissements dans le tourisme par le gouvernement d’Evo Morales au cours de ces dix dernières années de gestion ont été de 29,8 millions de dollars $ et les revenus générés par cette activité sur la même période ont dépassée quatre millions, a indiqué le ministère de la Culture.
La société d’État, dont le siège social à La Paz, a proposé l’an passé 57 produits touristiques, dont 11 s’appuyant sur le tourisme communautaire. Avec ces projets communautaires, Boltur a transporté environ 1 300 personnes.
Au début de l’année, le vice-ministre bolivien du Tourisme, Jaime Ernesto Rossell, a présenté à Madrid les plans de développement du pays pour transformer cette activité en un secteur clé, il a participé à la Conférence ibéro-américaine XIX réunissant des ministres et des entrepreneurs du tourisme (CIMET), à la veille de l’ouverture de la Foire internationale du tourisme (Fitur). À cette occasion, le haut fonctionnaire a affirmé « vouloir miser sur la qualité pour permettre à la Bolivie de rivaliser avec ses voisins ».

Il a, à ce titre, évoqué l’amélioration de la connectivité, des routes et les télécommunications. Il a également présenté le plan quinquennal 2015-2020 approuvé par le gouvernement de son pays pour faire du tourisme un secteur stratégique et productif pour créer des emplois, réduire la pauvreté et créer une industrie inclusive, toujours dans le respect de la durabilité.
Ce plan, a déclaré le sous-ministre, « fournit une promotion intensive du pays », la Bolivie a présenté un tourisme axé sur la nature et la culture « à partir de ce que nous sommes ».

Le gouvernement de la Bolivie a évoqué cette semaine une stratégie globale de développement qui améliore les destinations touristiques situées dans le département sud-ouest de Potosi, le plus visité par les étrangers.

Lors d’un entretien, le ministre de la Culture et du Tourisme, Marko Machicao, a affirmé que le sud-est de Potosi, où se situe la Reserva Nacional de Fauna Andina Eduardo Avaroa, zone protégée qui accueille environ 30 000 visites par an, constitue un atout majeur.
« Nous voulons développer un plan de sécurité importante dans cette partie de Potosi, parce qu’elle est la destination touristique la plus visitée au niveau national, entre 180 000 et 200 000 étrangers par an », a-t-il précisé.