equateur18052016

L’Équateur a de nouveau tremblé ce mercredi matin, un séisme de magnitude 6,8 sur l’échelle ouverte de Richter a frappé la côte, une information donnée par l’Institut de géophysique de l’Équateur. L’épicentre était situé à 34 kilomètres de Rosa Zarate, à environ 60 kilomètres d’Esmeraldas, à une profondeur de 10 kilomètres environ.
La secousse a été ressentie dans la capitale équatorienne, Quito, et à Bogotá (capitale de la Colombie). L’Institut de géophysique de l’Équateur a également signalé plusieurs fortes répliques qui ont suivi le séisme de 7,8 survenu il y a un mois faisant au total de 660 morts et de très importants dégâts matériels.

Le centre d’alerte au Tsunami n’a pas activé d’alerte au tsunami « sur la base des informations techniques, de l’ampleur et épicentre du séisme, il est impossible que cela génère un tsunami », pouvait-on lire sur le bulletin affiché sur son site Web.
Le tremblement de terre a causé des pannes de courant à Esmeraldas, une ville déjà durement touchée par le tremblement de terre du 16 avril dernier, rappelons que 1470 répliques ont été enregistrées depuis cette tragédie qui a laissé le pays sud-américain en deuil.

À l’heure actuelle, selon les médias locaux, il n’y a aucune trace de nouvelles victimes et très peu de dégâts, les autorités ont signalé qu’ils évaluent la situation et ont invité les citoyens à rester calmes et à se préparer à une éventuelle évacuation en cas de nouvelle secousse.

Une mission de l’Union des nations sud-américaines (Unasur), composée par les ambassadeurs du Brésil, de Colombie, du Chili, d’Argentine, d’Uruguay et du Pérou, et conduite par son Secrétaire général colombien, Ernesto Samper, a par ailleurs visité hier les zones touchées par le tremblement de terre qui a frappé la côte nord de l’Équateur il y a quatre semaines.
Le ministère des Affaires étrangères équatorien a souligné que la visite de la délégation du bloc régional basé à Quito avait pour but de « promouvoir les mécanismes de coopération Sud-Sud dans le cadre de l’Unasur ».
Les diplomates ont maintenu une minute de silence en hommage aux victimes de la catastrophe avant une rencontre avec les médias. « De ces ruines et en hommage aux victimes, la reconstruction aura lieu, la vie continue », a affirmé Samper.

La phase de reconstruction de la région est en cours avec la formation d’un comité de gestion dirigé par le vice-président de l’Équateur, Jorge Glas. Après le tremblement de terre qui a détruit des milliers de bâtiments et laissant plus de 30 000 sans-abri dans la province côtière de Manabi et Esmeraldas, les membres de l’Unasur ont envoyé des dizaines de secouristes et des centaines de tonnes de nourriture, d’eau, de tentes et d’autres fournitures afin de venir en aide aux sinistrés.

Le tremblement de terre du 16 avril que le président de la République, Rafael Correa, continue de considérer encore aujourd’hui comme « la pire tragédie » des sept dernières décennies dans le pays andin, a causé la perte de plus de 24 800 emplois, la plupart d’entre eux dans la province de Manabi, selon le SGR.
« Aujourd’hui, il y a exactement un mois la pire tragédie des sept dernières décennies nous a frappés. Une pensée affectueuse envers toutes les familles des victimes et ceux qui ont tout perdu. La douleur est immense, mais l’espoir l’est davantage. Cette catastrophe a témoigné de l’essence du peuple équatorien, et nous pouvons être fiers. Nous démontrons que nous sommes un pays qui sait se rassembler au-delà des différences. Les actes d’héroïsme sont innombrables. Un pays complètement différent des discussions stériles quotidiennes relatives à la politique, ou des barbaries qui sont affichées sur les réseaux sociaux », a écrit le chef de l’État sur son compte Twitter.

Le gouvernement a entrepris la phase de reconstruction pour récupérer le secteur productif et surtout pour donner à nouveau un toit aux quelques 30 000 sinistrés qui ont perdu leurs maisons lors de ce désastre.

Le président Rafael Correa a sollicité la communauté internationale en demandant une aide financière de 64 millions d’euros pour couvrir une partie des besoins au cours des trois prochains mois; cependant, les experts savent d’ores et déjà que plus d’argent sera nécessaire.

« Sur cette demande de fonds lancés à la communauté internationale, nous avons reçu à la date d’aujourd’hui environ neuf millions de dollars par des contributions directes à des projets et des programmes fixés par les Nations Unies et ses partenaires humanitaires », a affirmé Diego Zorrilla, coordonnateur de l’ONU pour l’Équateur ajoutant « nous savons qu’il y a six ou sept autres millions qui ont été donnés par d’autres mécanismes pour soutenir le pays. Nous sommes environ à 20 %, pas plus, de ce que nous avons sollicité ».