equateur07062016

Le tremblement de terre de 7,8 sur l’échelle ouverte de Richter du 16 avril dernier, qui a fait 663 morts en Équateur , a été suivi par plus de 1800 répliques dont les plus récentes se sont produites entre dimanche et lundi, la plus forte de ces derniers jours était de 3,4. L’aide déployée par la Croix-Rouge après le tremblement de terre en Équateur a concerné 65 000 personnes, selon le président de la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), Tadateru Konoe, qui a visité les zones touchées par la catastrophe. « J’ai examiné les chiffres de l’opération. Nous avons apporté notre soutien à 65 000 personnes sur un mois, c’est un chiffre qui nous remplit de fierté, mais beaucoup de travail reste à faire », a affirmé Konoé dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères équatorien.
La FICR a fourni une assistance humanitaire dans les provinces de Manabi, Guayas, Los Ríos, Esmeraldas et Santo Domingo de los Tsáchilas, ainsi 5004 kits alimentaires; 2 742 kits de cuisine et 1 507 kits de nettoyages, 4 834 kits d’hygiène ont été distribués, 2 143 bâches; 7 392 couvertures; et 294 tentes ont été données aux sinistrés.

Le travail de l’agence est axé sur le soutien psychosocial, les soins médicaux, l’aide à la prévention des maladies, à la promotion de l’hygiène, ainsi que la distribution de l’aide humanitaire, la collecte d’informations et la mise en œuvre de systèmes pour le traitement et la distribution d’eau potable.
Hier, lundi 6 juin, le coordonnateur du développement social et celui de l’Institut équatorien de statistiques (INEC) ont annoncé que 23 155 personnes restent dans des abris provisoires depuis le séisme qui a secoué la côte nord de l’Équateur.

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Les détenteurs de ces portefeuilles d’État, Gabriela Rosero Moncayo et José Rosero Moncayo ont précisé que sur les 23 155 personnes, la moitié sont des femmes et, dans certains cas, elles sont chefs de famille, parmi elles 273 sont enceintes. On dénombre également 720 enfants de moins de deux ans, 2 393 enfants de moins de 5 ans et 8 722 écoliers.

Depuis cette tragédie meurtrière, l’Équateur a investi plus de 200 millions de dollars dans des besoins d’urgence a souligné le président Rafael Correa.

Le président a déclaré que les dépenses ont seulement porté sur des questions vitales et d’urgence telles que la distribution de nourriture en affirmant que les dépenses ont été traitées essentiellement avec la Banque interaméricaine de développement. Il a également remercié la Banque mondiale (BM) qui a accordé un prêt pour la reconstruction et la Banque de développement de l’Amérique latine (CAF) dont le crédit sera dédié au logement. « Nous sommes en train de négocier un prêt, sans condition, avec le Fonds monétaire international (FMI) pour 400 millions de dollars », a-t-il ajouté en notant avoir également reçu 100 millions de dollars de la Coopération française.

Sandra Naranjo du Senplades a déclaré le 1er juin qu’elle estime à environ 3 344 millions de dollars (une diminution de 0,7 point de pourcentage du PIB en 2016, ce qui équivaut à environ 465 millions de dollars), le coût de la reconstruction des zones touchées par le séisme. La fonctionnaire a déclaré que les autorités comptaient environ 29 000 maisons qui se sont effondrées ou qui courent des risques d’effondrement dans les zones urbaines et rurales. Naranjo a expliqué qu’en plus de l’impact du tremblement de terre, les autorités de ce pays sud-américain doivent évaluer les politiques de reconstruction et son influence sur l’économie, en plus des mesures déjà adoptées comme une augmentation d’impôt temporaire pour aider à financer les travaux de réparation.

Le Vénézuélien Omar Bello, coordinateur de l’Unité du développement durable et des catastrophes de la CEPAL, a souligné que l’action du gouvernement a été rapide et a continué dans les semaines qui ont suivi le tremblement de terre, cependant, il a noté que les événements de l’ampleur enregistrés en Équateur vont au-delà des capacités de n’importe quel état dans le monde.
« Il est important que cela soit pris en compte. C’est vraiment une situation extraordinaire », a noté Bello.
Il a rappelé que le processus de reconstruction demandera quelques années et qu’il est essentiel que tout soit rétabli au fil du temps. « Nous devons nous préparer à un processus à long terme qui commence évidemment par la phase d’urgence », a-t-il ajouté. Le gouvernement et le Bureau des affaires humanitaires (OCHA) ont sollicité une aide de 64 millions d’euros à la communauté internationale pour soutenir au cours des trois prochains mois les sinistrés.

Le président Rafael Correa a déclaré la reconstruction « prendra des mois, des années, et coûtera, probablement des millions pour ne pas dire des milliards de dollars ».
Le tremblement de terre du 16 avril 2016 est le phénomène naturel qui a causé la plus grande catastrophe dans la région depuis le séisme en Haïti de 2010. Il a causé 663 morts et détruit 7 000 maisons, selon l’ONU. Il y a aussi environ 73 000 personnes déplacées, selon l’Organisation internationale pour les migrations. Zorrilla, représentant de l’ONU pour l’Équateur, a rappelé que les zones touchées avaient déjà connu des problèmes avant le tremblement de terre.

La ministre coordonnatrice au développement social, Gabriela Rosero, a déclaré lundi 6 juin que le nombre total des personnes touchées par le tremblement de terre serait connu fin juin après avoir mis fin à la troisième phase du registre des victimes.

(vidéo du 19 mai 2016)