equateur20062016

Pour répondre à l’urgence engendrée par le terrible séisme qui a frappé l’Équateur le 16 avril dernier dévastant la côte nord-ouest du pays sud-américain, plus de 200 millions de dollars ont d’ores et déjà été investis par le gouvernement, a affirmé la semaine dernière le président de la République, Rafael Correa.

Selon le chef de l’État, les premières actions ont consisté à fournir de la nourriture aux sinistrés, à réparer des centrales électriques et des systèmes d’eau potable et à distribuer du matériel médical, entre autres mesures.

Le puissant tremblement de terre d’une magnitude de 7,8  sur l’échelle ouverte de Richter a causé la mort de 663 personnes, 95 % d’entre elles dans la province de Manabi totalement meurtrie par cette catastrophe naturelle. Le président Correa a dévoilé la semaine dernière, lors d’un acte officiel, une plaque commémorative avec les noms des 663 victimes du tremblement de terre à quelques mètres de la mer, à Pedernales.

Sandra Naranjo, à la tête du Secrétariat national de la planification et du développement (Senplades), a confirmé que la reconstruction des zones touchées par le séisme coûtera environ 3,4 milliards de dollars, dont 2, 3 milliards proviendront de l’État Central.

Selon la responsable, au niveau urbain 13 962 bâtiments ont été endommagés, tandis que dans les zones rurales, ce chiffre est de 15 710, de fait aujourd’hui 30 000 personnes sont logées dans des abris provisoires mis en place par les autorités tandis que des villages entiers doivent être reconstruits. Correa a remercié la BID pour son crédit d’urgence, la Banque mondiale et la Banque de développement de l’Amérique latine, pour l’octroi de crédit et la Coopération française avec la remise de 100 millions de dollars.

Il a également annoncé que le gouvernement négocie actuellement un crédit d’une hauteur de 400 millions de dollars au Fonds monétaire international (FMI), mais il a précisé que cela devrait être sans condition.

« Nous sommes en train de négocier un prêt, sans condition, avec le Fonds monétaire international (FMI) pour 400 millions de dollars », a déclaré Rafael Correa.

Le Senplades estime que quelque 80 000 personnes ont été déplacées de leurs foyers en raison de la catastrophe.

Le Président de la République, Rafael Correa, a renouvelé le 16 juin, deux mois après la tragédie, l’état d’urgence dans les provinces d’Esmeraldas, Manabi, Santa Elena, Santo Domingo de los Tsáchilas, Los Rios et Guayas pour une durée de 30 jours. Il a procédé à cette mesure avec le décret exécutif 1101, « en raison des effets néfastes de la catastrophe naturelle du 16 avril 2016 et ses répliques ». L’Article 6 du décret stipule que le champ d’application territorial concerne les provinces indiquées et que la mesure est conforme aux dispositions de la Constitution: L’état d’urgence peut se prononcer pour un maximum de 60 jours et, si nécessaire, peut être prolongé de 30 jours. Le 17 avril, lendemain de la catastrophe, en déplacement Italie, Correa, avait signé le décret d’exception 1001.

Correa a également dit que le prochain 4 juillet tous les enfants dans les zones impactées par le séisme pourront se rendre à l’école. Le gouvernement a construit 26 écoles avec des classes mobiles qui pourront accueillir quelque 60 000 élèves, les plus touchés par ce tremblement de terre qui a été suivi de 1812 répliques.

Parmi les 9 articles, le décret prévoit la mobilisation nationale pour toutes les entités de l’administration publique, en particulier la police et les forces armées, afin de coordonner les efforts pour mettre en œuvre des actions visant à atténuer et à prévenir les risques, mais aussi afin de récupérer et améliorer les conditions de vie après les secousses telluriques à l’origine de fortes destructions.

Le président équatorien Rafael Correa, a déclaré que si la reconstruction progresse comme prévu, 60 à 70 % du travail sera réalisé en mai 2017.

L’aide humanitaire que le gouvernement américain a fournie à l’Équateur s’élève à 5,45 millions de dollars après deux mois, a rapporté l’ambassade de ce pays à Quito. L’aide a été acheminée par l’intermédiaire du Bureau de l’assistance aux catastrophes à l’étranger ou USAID (OFDA), le Bureau du Food for Peace de l’USAID et le ministère de la Défense. Lors de la première phase d’urgence, l’USAID a envoyé une équipe d’experts en catastrophes naturelles pour évaluer les dommages et identifier les besoins prioritaires dans les villes les plus touchées. Le 24 avril 2016, l’USAID a également fourni 80 tonnes de vivres pour aider plus de 50 000 personnes.

(vidéo du 19 mai 2016)