chili04082016

Voilà une nouvelle qui va réjouir tous les passionnés de cieux étoilés et purs dans le monde, le Chili, l’une des principales puissances d’Amérique latine, en particulier en terme astronomique, va ouvrir un musée interactif d’ici 2018 qui s’appellera « Espace univers », un complexe de plus de 700 mètres carrés dédiés à l’observation astronomique interactive du ciel de toute l’Amérique latine. Un total de 50 modules seront proposés par l’exposition permanente en rapport avec l’observation et la compréhension de l’univers.

Avec ce nouveau complexe, la zone d’exposition du Museo Interactivo Mirado (MIM) va s’agrandir, et le but principal est d’apporter aux visiteurs une nouvelle voie de connaissance de l’espace et des progrès relatifs à l’étude astronomique. Pour sa construction, l’État prévoit un investissement de deux millions de dollars.

Le pavillon sera divisé en six zones afin d’aborder en profondeur six thématiques distinctes parmi lesquelles: le « Système solaire », la « Vie des étoiles », la « Voie Lactée », les « Galaxies », ‘ »L’Univers précoce », une façon d’exalter également les privilèges naturels du territoire chilien.

Ainsi, les autorités du pays sud-américain ont souligné l’importance de ce projet pour stimuler la promotion touristique du pays, tels que le directeur exécutif du MIM, Orieta Rojas, qui a dit que : « Ce projet contribue aux efforts déployés par le gouvernement pour révéler la valeur nette du Chili comme un laboratoire naturel pour la recherche et l’observation astronomique ainsi que la promotion d’expériences éducatives significatives liées à la science ».

Myriam Gómez, directrice exécutive de Imagen de Chile, a souligné l’importance de l’astronomie pour promouvoir l’image du pays « dans une étude menée par notre institution, 78 pour cent des citoyens estiment que cette discipline est un outil précieux pour améliorer la perception de notre pays à l’étranger ». Les avantages du territoire chilien comme lieu privilégié de l’espace », indique dans un communiqué Imagen de Chile, institution d’État pour la promotion du pays comme marque.

Le ciel du nord du Chili est considéré comme le plus propre au monde, il s’agit donc de le protéger de la pollution lumineuse qui pourrait éventuellement venir ternir ce patrimoine, un véritable trésor de la nature.

Par conséquent, avec cette initiative, le musée contribue à l’exposition du pays comme l’une des principales destinations touristiques astronomiques dans le monde où les visiteurs peuvent assister à la formation des planètes, se renseigner sur la théorie du Big Bang et la création de trous noirs grâce à une réalité virtuelle.

Une salle de plus de dix mètres de haut offrira une projection de la Voie Lactée sur un mur de plus de 200 mètres carrés. « C’est une autre initiative qui fait partie du mandat de la Présidente de Michelle Bachelet pour promouvoir l’égalité d’accès des élèves et des enseignants à ces thèmes. Ceci, grâce à des ressources de qualité et principalement destinées à ces établissements d’enseignement les plus vulnérables », a déclaré Paula Forttes, Directrice Socioculturelle de la présidence. L’inauguration devrait avoir lieu fin 2017 si tout se passe au mieux.

Le Musée MIM a reçu le Travellers’Choice Awards en 2015, la plus haute distinction décernée par TripAdvisor, il a été désigné comme l’un des 25 musées les plus populaires en Amérique du Sud et à parmi les meilleures attractions de Santiago.

En 2020, le Chili accueillera 70 % de l’infrastructure astronomique mondiale. Les caractéristiques du ciel, dans le nord du pays, constituent la destination préférée pour installer certains des instruments d’observation les plus sophistiqués, comme le fameux Very Large Telescope (VLT), situé à l’Observatoire du Cerro Paranal dans le désert d’Atacama au nord du pays, à une altitude de 2 635 m. Il permet l’étude des astres dans les longueurs d’onde allant de l’ultraviolet à l’infrarouge.

Le VLT se compose de quatre Télescopes Unitaires ayant des miroirs primaires de 8,2 mètres de diamètre et quatre Télescopes Auxiliaires, mobiles, de 1,8 mètre. C’est un projet européen de l’Observatoire européen austral (ESO).