perou12092016

Le gouvernement péruvien a déclaré pendant trente jours civils, à partir du dimanche 11 septembre, l’état d’urgence dans trois districts des départements de Huancavelica, Ayacucho et Cusco, pour pacifier ces régions du pays.
Ce sont les quartiers de Santiago de Tucuma, dans la province de Tayacaja Huancavelica; Oronccoy, dans la province de La Mar Ayacucho; et Megantoni dans la province de Cusco de La Convencion qui vont être régis par cette mesure, précise le décret suprême 070-2016-PCM, publié dans le Bulletin officiel El Peruano.

En outre, l’état d’urgence concerne aussi plusieurs districts des départements de Ayacucho, Huancavelica, Cusco et Junín, avec toujours le même objectif, atteindre la pacification en mettant fin aux activités illicites grâce à une surveillance accrue des forces de l’ordre. Pendant l’état d’urgence, les droits constitutionnels sont suspendus dans les juridictions concernées, à savoir à la liberté personnelle, l’inviolabilité du domicile et la liberté de réunion et de circulation sur le territoire, les paragraphes 9), 11), 12) et 24), l’alinéa f) de l’article 2 de la Constitution du Pérou.

La police nationale du Pérou assure le contrôle de l’ordre interne pour la durée de la mesure exceptionnelle, et aura le soutien des forces armées pour mener à bien ses actions contre les groupes hostiles (activités terroristes) dans leur lutte contre le trafic de drogues illicite et d’autres activités prohibées.

Le président du pays sud-américain, Pedro Pablo Kuczynski, a ordonné cette mesure pour une durée de 30 jours , le décret stipule également que « les terroristes constituent de constituer un groupe hostile justifiant la nécessité d’établir ou de prolonger l’état d’urgence dans certains districts ». Afin de lutter contre les terroristes et les réminiscences des cartels de la drogue dans la région, le gouvernement du Pérou a souhaité frapper fort, selon diverses sources officielles.

L’État d’urgence régit désormais 45 districts du VRAEM (parmi lesquels Huanta, Llochegua, Uchuraccay, Chungui, Pampas, Kimbiri, Pichari, Vilcabamba, Mazamari, Vizcatán, Andamarca, Santo Domingo de Acobamba…), le trafic de drogue par avions s’est intensifié au cours de ces dernières années au Pérou avec la construction de dizaines de pistes d’atterrissage clandestines dans la plus grande région productrice de coca du pays (appelé le VRAEM), où les trafiquants de drogue reçoivent l’appui de nombreux agriculteurs pauvres qui cultivent la coca.

La région du VRAEM (la vallée située entre les fleuves Apurímac, Ene, et Mantaro), est une zone qui a vu fleurir les terroristes du groupe « le Sentier lumineux », durant deux décennies, entre les années 80 et 2000, le conflit entre la guérilla du Sentier lumineux et l’État au Pérou a entraîné la disparition d’au moins 15 000 personnes, essentiellement des « campesinos » (paysans) des régions andines éloignées vivant dans des zones reculées.

Fin juin, des membres des membres des forces de l’ordre ont capturé le citoyen Amadeo Leon Reyes Rivero connu sous le nom de « camarade AMADEO », il est accusé de collaborer avec l’organisation terroriste du Sentier lumineux opérant dans le VRAEM. Selon des informations d’un correspondant de Canal N dans la région d’Ayacucho, il serait lié à une embuscade récente qui a tué des agents de l’armée. Le 9 avril 2016, une patrouille militaire a été prise en embuscade par des membres du groupe armé terroriste à Santo Domingo de Acobamba, durant cette attaque terroriste, ils ont tué dix personnes: 8 membres de l’armée et deux civils, et quatre autres individus ont été blessés.

Dans le VRAEM, l’annihilation des traces du terrorisme et du trafic de drogue est confiée à un commandement unifié  entre les forces armées nationales et la police nationale.