colombie02102016

Jusqu’à présent, les effets de l’ouragan Matthew ont fait, selon un dernier bilan en Colombie, une victime, un indigène Wayuu, et deux familles qui ont été touchées dans le nord-ouest de la Colombie. La Croix-Rouge colombienne a indiqué que le natif, un résident de la communauté Kasusu, n’a apparemment pas tenu compte des recommandations des organismes de secours et n’est pas parvenu à s’abriter à temps pour échapper à la violence des vents.

Pour sa part, le directeur général de l‘Unité nationale pour la gestion des risques de catastrophes, Carlos Ivan Marquez, a affirmé qu’une vigilance est maintenue suite au phénomène naturel qui s’est abattu sur la région de La Guajira et le reste de la côte des Caraïbes alors que les pluies restent fortes dans l’extrême nord de La Guajira et qu’une forte houle persiste sur les zones côtières des municipalités de Riohacha, Uribia et Manaure.
Marquez a cependant souligné le côté positif de la situation puisque le passage de Matthew dans la région a permis de recharger le niveau des rivières qui était très bas suite à une période de sécheresse prolongée.
« Il y a plus de cinq ans qu’il n’avait pas plu dans la région, ce qui apporte au moins un avantage pour la communauté », a dit le gouverneur en charge de La Guajira, Jorge Enrique Velez, une zone frappée par la malnutrition.

Les autorités ont en effet indiqué que, bien que l’ouragan se déplace loin de la côte colombienne des Caraïbes, il peut encore y avoir des situations d’urgence à Barranquilla, Cartagena et Santa Marta où, dans les prochaines heures, les précipitations pourraient augmenter, stigmates du passage de l’ouragan. L’Institut d’hydrologie, de météorologie et d’études environnementales de Colombie (IDEAM) a dit que les prochaines 36 heures seraient donc à risque alors que la tempête se déplace vers l’Amérique centrale, la Jamaïque, Haïti et Cuba. Bien que quelque peu affaibli, l’ouragan continue de menacer avec des vents potentiellement dévastateurs et de la pluie abondante.

La Direction du Centre des opérations d’urgence (COE) de la République Dominicaine a placé 24 provinces en alerte: 10 sont de niveau rouge, 4 au niveau jaune et 10 de plus en niveau vert au vu du risque d’inondations soudaines urbaines et rurales, de débordement des fleuves et autres cours d’eau, ou encore de glissements de terrain.
Pendant ce temps, la Défense civile de Cuba a également émis un bulletin d’alerte pour les provinces de Camagüey jusqu’à Guantánamo, à l’est. Les provinces de Cienfuegos à Ciego de Avila, dans le centre, sont également entrées dans la « phase d’information » qui est mise en place dans un premier temps à Cuba sous la menace d’un phénomène météorologique de ce genre.
« Les organes et institutions, entités économiques et institutions sociales dans ces provinces doivent respecter les mesures prévues dans leurs plans de prévention des catastrophes respectives, de façon rationnelle », souligne le bulletin publié par les médias officiels cubains.
La Défense civile a également demandé au public « d’être attentifs à l’information » et « de respecter consciencieusement les mesures prises par les autorités locales ».

En cette saison des ouragans dans l’Atlantique, qui a commencé le 1er juin dernier, treize tempêtes tropicales se sont formées, dont cinq sont devenues des ouragans (Alex, Earl, Gaston, Hermine et maintenant Matthieu), ces violentes intempéries ont causé 66 décès, la plupart d’entre eux enregistrés au Mexique lors du passage d’Earl.