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L’Union européenne a annoncé de nouveaux programmes financés à hauteur de 74, 9 millions d’euros pour promouvoir le développement durable en Amérique latine et dans les Caraïbes dans le but d’atteindre les objectifs fixés pour 2030 visant à « améliorer les conditions de vie de la population », un objectif évoqué dans un communiqué.

Cette aide a été annoncée dans le cadre de la première réunion ministérielle entre l’UE et la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC), qui a lieu à Saint-Domingue mardi 25 et mercredi 26 octobre 2016. Cet organisme intergouvernemental regroupe 33 pays d’Amérique latine et des Caraïbes, soit plus de 600 millions d’habitants. Il succède au Groupe de Rio créé en 1986 afin d’améliorer la coopération entre les pays d’Amérique latine. Le but de la CELAC est de promouvoir l’intégration et le développement des pays latino-américains et des Caraïbes.

Plus précisément, l’UE va allouer un total de 44,2 millions d’euros à la zone caraïbe, 9,2 millions vont être destinés au programme d’assistance technique pour l’énergie durable dans la région.
L’UE a également annoncé le versement de plus de 31 millions d’euros dans le cadre des programmes existants dont le projet de réforme et de diversification de l’industrie sucrière en Guyane (24,4 millions), le paiement final du programme de la Barbade pour la diversification de son économie (4 millions) et du projet de soutien des politiques publiques de développement social au Paraguay (3,4 millions).
Le document souligne que l’Union européenne est l’un des partenaires les plus importants dans la région dans le secteur commercial, ainsi que son premier investisseur.

Sur les questions environnementales, l’Amérique latine et les Caraïbes ont atteint des niveaux similaires à ceux de l’Union européenne dans les émissions annuelles de gaz à effet de serre (GES), en dépit de son faible niveau de développement industriel. En fait, les émissions européennes de GES ont diminué en moyenne de 0,8 % par an depuis 1990, tandis qu’en Amérique latine et dans les Caraïbes, on constate une augmentation constante de 1,1 % par an, cependant, il est l’un des plus bas parmi les régions émergentes.

Le document « L’Union européenne, l’Amérique latine et les Caraïbes face à l’Agenda 2030 pour le développement durable » présente un panorama des réalités économiques, sociales et environnementales des deux blocs, avec l’accent mis sur la nécessité d’évoluer vers un style de développement plus durable et équitable et à un modèle d’investissement qui encourage l’innovation et le changement structurel afin de concilier croissance économique et réduction des émissions de carbone.

Cette réunion a eu lieu dans le cadre de la présidence pro tempore de la CRELAC exercée par la République dominicaine et cherche à renforcer le dialogue entre les deux blocs et de faire avancer les thématiques liées à la relation bi-régionale.
Cette réunion constitue également une phase préparatoire pour le prochain sommet des chefs d’État et ministres CELAC-UE, qui aura lieu en janvier 2017 à Punta Cana.

Les ministres et chefs de délégation de l’Union européenne (UE) et la Communauté des États d’Amérique latine (CELAC) étrangères ont convenu de renforcer le dialogue régional et d’intensifier le financement des relations pour le développement et le changement climatique.

À la fin de cette réunion de deux jours, des ministres des Affaires étrangères de l’UE et la CELAC, ont présenté la déclaration de Santo Domingo, dans laquelle ils expriment leur conviction qu’ensemble, ils peuvent « jouer un rôle politique important en relevant conjointement les défis mondiaux actuels et nouveaux. »

Dans la déclaration, les ministres des Affaires étrangères ont reconnu la nécessité d’un dialogue ouvert et constructif et d’une coopération plus étroite en matière fiscale, en reconnaissant la nécessité d’aborder, entre autres, la fraude fiscale.

Les ministres des Affaires étrangères ont exprimé leur intérêt pour assurer une représentation adéquate des jeunes et des femmes. En outre, ils se félicitent de la signature de l’accord portant sur la création de la Fondation UE-ALC comme une organisation internationale et instrument clé de la relation bi-régionale, il s’agit d’encourager tous les pays à promouvoir un soutien financier, juridique et politique.

« Nous nous tournons vers l’Union européenne en tant que partenaire fiable, engagée aux besoins les plus sensibles de notre continent. Nous avons besoin de trouver des formules qui peuvent servir les deux blocs, et garantir ainsi le dialogue pour nos peuples », a déclaré le ministre des Affaires étrangères de l’Équateur, Guillaume Long.

Cette première réunion des ministres des Affaires étrangères du CELAC-UE fait suite au deuxième Sommet des Chefs d’État et de gouvernement qui s’est tenu en Belgique en 2015.