bolivieperou04112016

Les présidents du Pérou, Pedro Pablo Kuczynski, et de Bolivie, Evo Morales, se réunissent aujourd’hui dans la ville de Sucre, situé à 750 kilomètres au sud-est de La Paz, pour convenir d’actions bilatérales, pour rappel les deux pays d’Amérique du Sud partagent plus de 1000 km de frontière linéaire dans les Andes, l’Amazonie et le lac Titicaca, le lac  navigable le plus élevé au monde d’une superficie de 8000 km².

Ce sera la première rencontre entre les deux dirigeants depuis l’arrivée au pouvoir le 28 juillet dernier de chef de l’État péruvien.

L’ambassadeur du Pérou à La Paz, Benjamin Chimoy a souligné que la tenue du II Cabinet binational Pérou-Bolivie a généré de « grandes attentes » et que les deux pays sud-américains maintiennent « de très bonnes relations ».

La réunion présidentielle fait suite à une réunion bilatérale qui a eu lieu sur l’île Estevez, près de la ville péruvienne de Puno, en juin 2015, durant laquelle les ministres des deux pays ont commencé à discuter de l’ordre du jour et des accords communs signés par les dirigeants.

Au cours de ces derniers jours, les commissions bilatérales ont abordé les points suivants : les ressources de l’environnement et des eaux transfrontières; la sécurité et la défense; le développement économique, les politiques sociales et le renforcement national; ainsi que l’infrastructure pour l’intégration et le développement.

Pendant ce temps, le Service national des zones naturelles protégées par l’État du Pérou (SERNANP) et le Service national des Richesses naturelles et des aires protégées de la Bolivie (SERNAP) ont signé jeudi un «Protocole d’action coordonnée et simultanée pour mener des activités de surveillance dans les zones frontalières protégées » en vertu de la seconde rencontre binationale entre les deux pays.

Un axe central est le chemin de fer reliant les océans Pacifique et Atlantique par le Brésil, la Bolivie et le Pérou. En outre, ce projet, devra avoir un moindre coût et un impact environnemental limité.

« Le projet ferroviaire bolivien qui vise à connecter le port de Santos (Brésil) à Ilo (Pérou), est essentiel pour l’intégration régionale, car elle bénéficiera également à l’Uruguay, le Paraguay et l’Argentine ».

Dans le cadre de l’esprit d’intégration partagée par les deux pays, ils vont travailler sur la recherche de solutions aux problèmes de transport et d’échange d’informations relatives au Corredor Ferroviario Bioceánico Central. La construction du chemin de fer pour relier les trois pays constitue l’un des projets les plus ambitieux abordés lors de la réunion. « Il ne faut pas oublier que c’est l’un des projets stratégiques de l’Union des nations sud-américaines (Unasur) (…) et que la Bolivie et le Pérou sont les principaux intervenants dans ce dossier », a souligné le sous-ministre, qui s’est réuni jeudi avec son homologue péruvien, Nestor Popolizio.

De même, il s’agit pour les chefs de l’État de mettre l’accent sur la décontamination du lac Titicaca, la mise en place d’un cadre juridique pour la protection et la promotion des investissements entre les deux pays et la lutte contre les crimes transnationaux tels que l’exploitation minière illégale, le trafic de drogue et le trafic d’êtres humains.

« Les relations entre la Bolivie et le Pérou sont au beau fixe. La réunion montre que les voisins et frères sont capables de générer des politiques dans un climat de paix et d’amitié pour le bénéfice du peuple », a déclaré l’ ambassadeur de la Bolivie au Pérou, Gustavo Rodríguez Ostria.