colombie30112016

Les deux boîtes noires de l’avion qui s’est crashé dans la nuit de lundi dans le nord-ouest en Colombie, alors qu’il se dirigeait vers la ville de Medellín, ont été retrouvées hier, c’est l’information officielle donnée par groupe de fonctionnaires de l’aéronautique civile (Aerocivil). Alfredo Bocanegra, directeur de l’Aerocivil a fait l’annonce sur son compte Twitter, le gouverneur d’Antioquia, Luis Perez Gutierrez, a également confirmé que les boîtes noires de l’avion Bae Avro RJ85, de la compagnie bolivienne Lamia Corporation SRL, dans lequel voyageaient 81 personnes, ont été trouvées.

« Dans l’état de destruction où se trouve l’avion, c’est un miracle qu’il y ait six survivants », a affirmé le gouverneur. La catastrophe a laissé 75 morts et six survivants, deux d’entre eux sont dans un état grave, les survivants sont traités dans différents hôpitaux de la région.

Plus de 150 personnes ont travaillé aux opérations de sauvetage dans cette région difficile d’accès située à 3 300 mètres au-dessus du niveau de la mer, ils ont dû agir malgré le brouillard, les fortes précipitations et des températures basses de 2 °C.
Le ministre des Transports, Jorge Rojas, a confirmé que les boites noires représentent « un élément clé pour déterminer les causes de l’accident ».

L’avion de type RJ85 avait quitté l’aéroport international de Viru Viru dans la ville de Santa Cruz en Bolivie, il s’est écrasé lundi soir dans la région de Cerro Gordo dans l’est d’Antioquia, parmi les victimes, de nombreux joueurs du modeste club de football Chapecoense (de la ville brésilienne de Chapecó) qui devait jouer aujourd’hui la finale de la Coupe Suamericana contre l’Atletico Nacional et des journalistes venus couvrir l’évènement sportif.
Selon l’Aerocivil, les deux boîtes noires de couleur orange, qui stockent les enregistrements vocaux et les données des dernières minutes du vol, sont « en parfait état », ce qui va permettre aux enquêteurs de comprendre les origines de cette tragédie aérienne. Un groupe d’experts brésiliens est parti pour Medellín afin de travailler avec les autorités colombiennes et procéder à l’identification des personnes tuées dans l’accident.

Le groupe est composé d’experts de la police fédérale et d’autres organes de l’État, qui ont voyagé avec les fonctionnaires des ministères des Affaires étrangères, de la Défense et de la Justice, qui soutiendront les survivants et les familles des victimes dans cette épreuve. Les équipes de secours colombien ont récupéré au moins 72 corps.

En attendant les premières conclusions officielles, la première hypothèse fait mention d’une défaillance électrique et d’un manque de carburant.
Le pilote aurait informé la tour de contrôle José María Córdova Aéroport International de Rionegro d’une panne dans les circuits électriques, il aurait donc décidé d’évacuer tout le carburant pour éviter un incendie face à un atterrissage en force.

Le directeur de l’aéronautique civile de Colombie, Alfredo Bocanegra, a déclaré que « le premier inspecteur qui s’est rendu dans la région a averti qu’il y avait une odeur de kérosène dans l’atmosphère, mais qu’il n’y avait pas eu de combustion ». Le ministre Rojas a demandé de ne pas faire des spéculations sur les causes de l’accident jusqu’à ce que les enregistrements des boîtes noires ne soient pas étudiés.