continent22122016

La culture Inca vénérait plus que tout le Dieu Soleil, considéré comme la plus haute divinité dans le panthéon précolombien, le culte envers Inti a généré les plus grands rites, au cours de l’année, il y a deux saisons marquées par les solstices, le solstice d’hiver le 21 juin et celui d’été (dans l’hémisphère sud) qui survient le 21 décembre, sa particularité est qu’à cette date le soleil offre la journée la plus longue aux habitants de l’hémisphère sud.

Au cours de l’année, il y a quatre périodes importantes dans la vie andine, connues sous les noms de solstices et d’équinoxes. En Bolivie, ce 21 décembre a été particulièrement célébré à Pocona dans la municipalité du département de Cochabamba, un événement appelé Qhapaj Raymi, ce sont les ruines de Incallajta qui ont accueilli la mise en scène du solstice d’été, comme l’a rappelé Uvaldo Romero, directeur de la Culture et du Tourisme du Gouvernement de Cochabamba.

Pendant les premières heures du jour, il s’agit d’accueillir l’arrivée de l’énergie positive du soleil et de procéder à une offrande à la Terre nourricière, la terre mère du peuple quechua nommée Pachamama, en appelant à la quête de l’unité pour tous, l‘ »apthapi ».

Le Qhapaj Raymi correspond au premier mois du calendrier agricole et il est célébré en décembre par les communautés des hauts plateaux qui affronte la rudesse des conditions de vie en altitude. Pour la population andine, le Capac Raymi est un moment important du calendrier qui rend hommage au Dieu soleil pour les bons rendements agricoles, mais aussi pour la vie qu’il  accorde chaque jour. La relation privilégiée de la Nature et de l’homme a toujours été vénérée depuis les temps anciens avec divers rites en relation avec la cosmovision du monde andin. Cette date marquait le premier mois du calendrier Inca et coïncide avec le solstice d’hiver ou d’été austral.

La fête de l’Inti Raymi ou Qhapaq faisait l’objet d’une grande célébration à la période précolombienne comme nouveau cycle vital, elle était explicitement dédiée aux nouvelles générations, les enfants et les jeunes comme symbole de pérennité.

La célébration du solstice pour les peuples andins est liée au cycle agricole comme un symbole de fertilité permettant d’obtenir de bonnes récoltes alors que s’amorce une nouvelle période de semis.

Le 21 juin, a contrario, marque le jour du solstice d’hiver pour l’hémisphère sud, à savoir la plus longue nuit de l’année, il existait en réalité deux fêtes du soleil, le wawa inti raymi (fête du Soleil enfant) au solstice d’hiver, et le capaq inti raymi (fête du grand Soleil) au solstice d’été. La célébration la plus importante est celle du soleil naissant, l’Inti Raymi.

L’Inti Raymi symbolise la consécration éternelle du mariage entre le soleil et ses fils, les êtres humains. C’était le festival le plus important de l’empire du Tahuantinsuyo (Empire Inca) qui a fondé sa religion sur le culte de l’astre solaire. Les Incas organisaient cette fête l’un des jours les plus courts de l’année dans l’hémisphère sud (certainement le 21 juin, à l’origine), par crainte que le soleil (leur père), source de vie et d’énergie, abandonne ses fils, « les créatures du soleil ».  Au Pérou, cette tradition culturelle donne lieu chaque année à des festivités  à forte connotation commerciale qui attirent des milliers de touristes, celui qui incarne l’Inca rend hommage au dieu Soleil pour obtenir ses bienfaits, ses rayons bienveillants sont en effet sources de vie, de fertilité et d’énergie dans cette région marquée par les rigueurs climatiques.