costarica05012017

Malgré le calme relatif qu’affichait le volcan Turrialba depuis quelques semaines, le colosse connait depuis mardi un fort regain d’activité et enregistre un processus éruptif.
Des secousses caractéristiques ont été enregistrées par les sismographes, les tremblements à l’intérieur des volcans sont produits par le passage de fluides (gaz, eau, ou magma) et de flux en son sein.
Le volcan a émis une éruption de 500 mètres de haut à base de gaz, de vapeur d’eau chargée de cendres.Cette colonne est portée par un vent de sud à une vitesse de 11,4 km/h.

Selon le rapport de l’Observatoire du Costa Rica (OVSICORI), depuis les premières heures de lundi, le volcan est resté à un niveau modéré de sismicité interne.

Le volcan Turrialba est dans un nouveau processus de forte éruption de cendres « une colonne noire contenant du gaz, de la vapeur et de cendres ne dépassant pas 500 mètres d’altitude a été enregistré », peut-on lire dans ce rapport.
En raison de l’activité constante du volcan, la Commission nationale d’urgence (CNE) maintient une alerte jaune dans les cantons de Turrialba, Alvarado et Oreamuno, tous appartenant à la province de Cartago.

En 2017, le colosse de Turrialba devrait montrer une augmentation significative de son activité par rapport à l’année 2016. C’est ce qu’a déclaré l’expert en vulcanologie, Gino Gonzalez, qui a dit que le panache de cendres pourrait augmenter considérablement si l’on tient compte de l’enregistrement maximal survenu en 2016, lorsqu’au mois de mai, il a atteint plus de 3 kilomètres .
« Le Turrialba augmente un peu plus son activité, nous avons vu que, pendant la fin de l’année, une grande quantité de cendres a été éjectée et il y a beaucoup de sismicité », a-t-il ajouté. « Si nous effectuons une analyse, nous estimons qu’en 2017 le Turrialba sera sans doute plus actif qu’en 2016 », a-t-il poursuivi.

En plus d’une augmentation possible de l’expulsion de pierres incandescentes, Gonzalez a souligné qu’il est possible que le fleuve Jaune Toro soit victime d’une pollution naturelle supérieure liée au volcan à celle enregistrée en 2016, en raison de pluies acides.
Les producteurs et les agriculteurs situés du côté nord de Turrialba sont ceux qui souffrent le plus des conséquences de cette activité, car la cendre contamine le pâturage dont le bétail se nourrit.

Le volcan Turrialba, situé à environ 70 kilomètres à l’est de San José, est entré dans une phase active de plus grande constance depuis octobre 2014 et depuis il a émis de nombreuses éruptions de cendres, de gaz et de matériel incandescent.
Après quelques semaines de faible activité, en septembre passé, il a commencé un nouveau cycle éruptif, qui s’est maintenu et a généré des colonnes de cendres jusqu’à 4 000 mètres au-dessus du cratère.

Après plus de 130 ans de calme, le volcan Turrialba s’est réveillé en 2007 et depuis le 5 janvier 2010, il présente des éruptions importantes comme celles d’octobre 2014, de mars 2015 et de septembre dernier qui ont poussé à la suspension de vols à la capitale.

Situé à 70 km à l’est de San José dans la province de Cartago, le colosse s’élève à 3 340 mètres, il est le deuxième plus élevé du pays, seul l’Irazu le dépasse en hauteur. Le volcan Turrialba affecte les résidents de la vallée centrale, cœur de la région des Grands Metropolina, le lieu de vie de 60 pour cent des 4,8 millions de Costariciens.