bolivie09022017

Les autorités nationales et régionales renforcent les taches de pulvérisation pour éradiquer la prolifération de criquets qui a touché d’abord les communautés de la municipalité de Cabezas et maintenant la ville de El Torno, situé à 40 kilomètres de la ville de Santa Cruz.

On estime que près de 1 400 hectares de maïs et de sorgho ont été touchés, confrontés aux pertes agricoles, le président de la Bolivie, Evo Morales, ainsi que ses ministres, ont approuvé un décret qui permet de débloquer 5,3 millions de bolivianos (771 000 $) pour lutter conte le fléau que représente les criquets pèlerins, leur présence en nombre affecte principalement les cultures dans le département de Santa Cruz, à l’est.

Dans la municipalité de Cabezas (Santa Cruz), l’invasion de criquets a impacté au moins 1000 hectares de cultures et les producteurs sont préoccupés par le risque ravageur de voir migrer ces nuisibles vers d’autres zones de production du département.

Le gouvernement de la Bolivie a donc décrété une urgence phytosanitaire mercredi dans la région orientale, il a également annoncé une inspection des zones touchées dans les prochaines heures, où un nuage de criquets a été enregistré il y a environ deux semaines. D’autre part, il a confirmé le soutien des avions de la Force aérienne bolivienne (FAB) pour se joindre à la campagne de fumigation contre les sauterelles.

L’invasion, selon les données du Comité technique interinstitutionnel, est en provenance d’Argentine, les criquets s’attaquent principalement aux champs de maïs, aux arachides, au sorgho, au soja, au coton mettant en péril la production.
Si la progression des criquets n’est pas freinée par une pulvérisation intensive, ils pourraient atteindre les plus grandes régions agricoles de la région qui fournissent près de 80 % de la nourriture consommée dans le pays.
La sécheresse qui touche une grande partie du pays a aggravé la crise, selon les agriculteurs, cela faisait 25 ans que la Bolivie n’avait pas été concernée par ce problème.

Les grands producteurs du secteur agro-pécuaire sont confrontés au phénomène, mais la plaie de sauterelles se présente aussi sur les cultures de petits agriculteurs qui ne disposent pas de ressources pour y faire face.
100 personnes ont été engagées pour fumiger les zones touchées par voie aérienne et terrestre. Des experts en provenance d’Argentine sont également attendus, un pays qui a récemment lutté contre une invasion de sauterelles qui a affecté plus de 200 000 hectares de terres agricoles.

L’attaque de sauterelles (Schistocerca cancellata) a commencé il y a plus d’une semaine dans une communauté de Cabezas (département du sud de Santa Cruz), et au cours des dernières heures elle s’est étendue à huit communautés productrices de maïs.
Les sauterelles détruisent tout sur leur passage, migrent et se multiplient rapidement en fonction des conditions météorologiques, le vent et l’humidité sont d’ailleurs des facteurs déterminants.