Bolivie, départements

Onze morts, voici le premier bilan humain des intempéries de ces dernières semaines en Bolivie, 1 900 familles (ainsi que près de 1 000 hectares de cultures) ont par ailleurs été touchées par les pluies et inondations qui frappent une grande partie de la Bolivie en cette saison humide qui a débuté en novembre.

« 11 personnes ont perdu la vie, la plupart d’entre elles ont péri sous la foudre (…) dans les zones les plus rurales du pays », a déclaré Oscar Cabrera, vice-ministre de la Défense sociale, cité par l’agence gouvernementale ABI, dans un communiqué. Chaque année le pays sud-américain est plus ou moins touché à cette période par des désastres naturels, la saison des pluies dure généralement de novembre à mars.

Quatre des neuf départements du pays, Chuquisaca (sud-est), Cochabamba (centre), Santa Cruz (est) et La Paz (ouest), ont été particulièrement impactés par les pluies, la grêle et les inondations.

Au moins 20 municipalités ont été touchées, depuis le mois de novembre, par les intempéries à Cochabamba, Chuquisaca, Santa Cruz et Potosi, selon les informations fournies par le sous-ministre de la Défense civile, Oscar Cabrera.

Le gouvernement bolivien a débloqué quelque 70 millions de Bolivianos pour fournir une aide d’urgence aux victimes des inondations récentes dans la ville de Santa Cruz, a déclaré au début du mois le ministre de la Défense, Reymi Ferreira.

Le ministre a précisé que près de 400 tentes ont été installées pour les familles dans les zones évacuées, des opérations de pompage de certains quartiers, avec l’utilisation de machines et de motopompes ont été mises en place.

Par ailleurs, des survols de l’armée de l’air bolivienne ont lieu pour sauver d’éventuelles personnes prises au piège par la montée des eaux, en particulier à proximité des rivières.

Il a également confirmé qu’à Chuquisaca, de fortes pluies et de la grêle ont été signalées, affectant les récoltes, tandis qu’à Santa Cruz, le mauvais temps a provoqué la crue des rivières Yapacaní et Piraí de Santa Cruz.

Le Service national de Météorologie et d’Hydrologie (Senamhi) a déclaré que l’intensité de la pluie est due à une « grande contribution d’air humide » en provenance d’Amazonie, et à une légère diminution des eaux dans l’océan Pacifique.

Plusieurs municipalités ont été inondées, pour l’expert ces pluies intenses trouvent leurs origines dans le changement climatique et la déforestation.

Jeudi dernier, la municipalité de Chimoré et Puerto Villarroel (Cochabamba) a été placée en état d’urgence en raison des inondations, des pertes de production agricole ont été enregistrées, des épisodes de grêle ayant balayé la zone.

L’une des plus grandes urgences s’est produite la semaine dernière dans la ville de Santa Cruz, la plus peuplée de Bolivie avec près d’un million et demi d’habitants, elle a été partiellement inondée par les fortes pluies tombées mardi 2 janvier.

Le président de l’Administration bolivienne des routes (ABC), Marcos Loayza, a indiqué que ces fortes pluies dans l’ouest et le nord du pays ne devraient pas affecter les routes sélectionnées pour le passage du célèbre rallye Dakar.

« En ce qui concerne les routes du Dakar empruntées sur le territoire bolivien, il n’y a pas de répercussions, car c’est davantage du côté ouest que de fortes précipitations ont été enregistrées », a-t-il dit aux journalistes. Loayza a aussi déclaré qu’il restait « attentif à tout changement qui pourrait résulter des conditions météorologiques ».

L’édition du Rallye Dakar 2018 entrera en Bolivie le 11 janvier depuis le Pérou dans la zone du fameux lac d’altitude du Titicaca, partagé par les deux pays. Il y aura une journée de repos à La Paz et quatre jours de compétition dans le pays avant de partir en Argentine.

17 zones des départements de Santa Cruz, de La Paz, de Cochabamba, de Beni et de Pando étaient placées encore ce week-end en alerte orange en raison des pluies et orages.