Un fort tremblement de terre s’est produit au Pérou hier, dimanche 14 janvier 2018, à 04h18 (heure locale), l’épicentre a été enregistré dans l’océan Pacifique, à 56 kilomètres de la ville côtière de Lomas ( province d’Acarí), à 48 kilomètres de profondeur, des informations données par l’Institut de Géophysique du Pérou (IGP) ont rapporté.

Le service de géologie des États-Unis (USGS) a, quant à lui, établi l’ampleur du séisme à 7,3 degrés sur l’échelle ouverte de Richter et a annoncé qu’aucune alerte au tsunami n’avait été activée dans la région concernée, une information qui a été confirmée par la marine péruvienne.

Le gouvernement du Pérou a officiellement signalé qu’une personne avait perdu la vie pendant le séisme et que 65 autres ont été blessées dans le sud du pays, lors d’une conférence de presse, la présidente du Conseil des ministres, Mercedes Aráoz, a annoncé une personne décédée dans la région méridionale d’Arequipa, en plus de 20 blessés légers et de 45 personnes plus sérieusement blessées.

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Le chef de l’Institut national de la défense civile (Indeci), Jorge Chavez, avait dans un premier temps signalé aux médias locaux la mort de deux personnes, un chiffre finalement revu à la baisse, il a rapporté que deux répliques ont été enregistrées après la principale secousse, respectivement de magnitude de 3,8 et 3,7, dans les localités de Lomas et Chala, à Arequipa, les zones les plus touchées par le mouvement tellurique.

Mercedes Aráoz a très vite démenti après la catastrophe que 17 travailleurs aient été bloqués dans une mine.

(vidéo du 14/01/2018)

À Lima, le tremblement de terre a été ressenti à une intensité plus faible, mais il a également alarmé la population. Au Pérou, plus de 3,6 millions de maisons, 47% du total, sont construites en adobe, en pierres et en bois, des matériaux vulnérables en cas de tremblements de terre, selon une enquête réalisée en 2014 par l’Institut national de la statistique et de l’informatique.

Mercedes Aráoz a informé que l’exécutif travaillait sur une norme visant à placer la zone impactée en situation d’urgence, à savoir la région d’Arequipa directement frappée. Ce décret permettra « d’accélérer l’aide à la population avec des logements temporaires pour les personnes touchées par cette situation d’urgence ».

« Nous préparons un décret pour la déclaration d’urgence, afin de prendre des mesures qui facilitent la reconstruction immédiate des maisons et la restauration des voies de communication », a-t-elle ajouté.

Le président Pedro Pablo Kuczynski s’est rendu sur les zones touchées par le tremblement de terre, des secousses qui ont également été ressenties dans les régions chiliennes d’Arica et de Parinacota : « Tout ce qui est nécessaire va être envoyé, comme des tentes pour les personnes dont les maisons ont été détruites (…) au total 100 maisons », a déclaré M. Kuczynski aux journalistes dans la région.

« L’État entier est mobilisé pour répondre aux besoins des proches du défunt, des blessés, nos frères du Sud, ne sont pas seuls », a publié Mercedes Araoz dans un tweet.

Le ministre chilien des Affaires étrangères, Heraldo Muñoz, a exprimé sa solidarité avec le Pérou à propos du séisme et a proposé son soutien en cas de besoin aux autorités du pays voisin.

Le Pérou se situe dans une région d’activité sismique élevée, au niveau de la Ceinture de feu du Pacifique. Le dernier puissant tremblement de terre, d’une magnitude de 7,9, survenu en 2007, a fait plus de 500 morts dans la région sud de Pisco.

Le gouvernement a écarté un possible impact du séisme sur la visite papale, puisque cela s’est passé dans une zone que le Pape François ne visitera pas pendant son séjour dans le pays prévu entre 18 et le 21 janvier 2018. « Cela n’affecte en rien l’agenda en place », a déclaré Mercedes Aráoz, lors d’une conférence de presse.

(vidéo du 14/01/2018)