Venezuela : Le président Maduro désavoué par le continent américain

Maduro ne lâche rien au Venezuela, il défend corps et âme la légitimité démocratique de la révolution bolivarienne en réponse au groupe de Lima qui remet en question la validité du dernier processus électoral.

Le président vénézuélien, Nicolás Maduro, a revendiqué dimanche la légitimité démocratique de la révolution bolivarienne, en réponse aux pays membres du groupe de Lima, qui ont menacé de prendre des mesures de sanction au niveau diplomatique si le dirigeant « chaviste » rempilait pour un second mandat le 10 janvier dans un contexte de chaos social, économique et politique.

« La révolution bolivarienne est arrivée au pouvoir par la voie démocratique il y a 20 ans et a été ratifiée avec 23 victoires électorales. La légitimité nous a été donnée par le peuple au moyen de son vote »,a souligné sur son compte Twitter officiel, le président vénézuélien.

La totalité des pays adhérant au groupe de Lima (à l’exception du Mexique) a publié vendredi une déclaration visant à inciter Maduro à renoncer à prendre de nouveau officiellement possession de la tête du pays et à transférer le pouvoir exécutif à l’Assemblée nationale « à titre provisoire » (contrôlée par l’opposition depuis les élections législatives de 2015) jusqu’à la tenue de nouvelles élections présidentielles démocratiques.

Les signataires du groupe de Lima, à l’instar de l’opposition vénézuélienne et d’une grande partie de la communauté internationale, ne reconnaissent pas les résultats des élections présidentielles du 20 mai dernier estimant que le scrutin n’avait pas respecté les normes démocratiques.

Le groupe de Lima se compose de pays d’Amérique du Sud (l’Argentine, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Pérou), de pays d’Amérique centrale et d’Amérique du Nord (Canada et Mexique), cette union est née après la vague de violence qui a secoué le Venezuela en 2017, des manifestations contre le gouvernement en place qui avaient alors fait 125 morts.

Bolivie : Evo Morales évoque la réduction de la surface illégale de coca

Le président bolivien, Evo Morales, a déclaré que son pays était parvenu à éradiquer près de 11 000 hectares de cultures de coca illicites au cours de l’année 2018, dans le cadre des opérations de police contre le trafic de drogue menées depuis 2010 sur le territoire national.

Morales a souligné le travail des forces armées boliviennes (FFAA) dans la détection et la destruction des plantations irrégulières, ainsi que la collaboration des autorités de l’Union européenne (UE) et des autres pays de la région, qui sans « politiques imposées » ont contribué aux programmes d’éradication de la coca.

« Cette année, grâce aux efforts des forces armées, nous espérons atteindre 11 000 hectares de coca en moins (…), sans la participation des États-Unis », a déclaré Evo Morales lors de la réunion technico-opérationnelle sur la lutte contre le trafic de drogue et les crimes connexes, qui a eu lieu à l’est de la capitale La Paz.

La Loi générale sur le coca en Bolivie, promulguée en 2017, autorise un maximum de 22 000 hectares de cultures légales pour satisfaire les demandes traditionnelles, cela comprend, entre autres, l’usage d’infusions à base de coca, mais aussi la pratique du « chacchado » ou « acullico » en quechua (mastication traditionnelle de feuilles). La plante est considérée comme sacrée par de nombreux natifs, à l’instar des précolombiens, et fait encore de nos jours l’objet d’offrandes lors de rituels en l’honneur, par exemple, de Pachamama, identifiée comme la Terre-Nourricière par les peuples des Andes.

Les cultures de coca en Bolivie ont atteint un maximum de 50 000 hectares dans les années 1980 et se sont stabilisées au cours de la dernière décennie, avec un peu plus de 20 000 hectares.

Argentine : le Macrauchenia, ce drôle de mammifère sorti de terre datant de 40 000 ans !

Un pêcheur a découvert le crâne fossilisé d’un mammifère âgé de plus de 40 000 ans sur la côte de la ville d’Aroyo Seco, à Santa Fe, ont indiqué des sources officielles.

Il s’agirait du squelette d’un macrauchenia, une drôle de bête qualifiée par le directeur adjoint du patrimoine archéologique et paléontologique de Santa Fe, Luciano Rey de « mammifère quadrupède pesant plus de 1500 kilos, un mélange de chameau, de cheval, de rhinocéros et de tapir avec un orifice nasal sur le crâne ».

La découverte a eu lieu de façon fortuite par un pécheur du côté d’Arroyo Seco, à 32 kilomètres au sud de Rosario, il a aussitôt informé les autorités locales de sa découverte.

« On estime que ces restes datent de 20 000 à 40 000 ans et que l’animal est le plus complet nous ayons pu le découvrir jusqu’à présent », a déclaré un responsable provincial.

Le macrauchenia appartenait à la mégafaune des mammifères disparus qui coexistaient avec les premiers humains il y a 12 000 ans. Ses fossiles sont connus en Amérique du Sud et principalement en Argentine.

En 2017, les scientifiques de Conicet ont participé à une étude internationale qui a permis d’extraire l’ADN d’un macrauchenia pour la première fois afin de définir son degré de parenté avec les mammifères actuels.