Colombie : Un attentat à la voiture piégée fait au moins 21 morts à
Bogotá

Une attaque terroriste menée hier matin en Colombie a fait au moins 21 morts dans une école de police de Bogotá, il y a eu par ailleurs 68 blessés lors de cet attentat suicide.

Dans les premières minutes qui ont suivi l’action terroriste, 5 morts ont été signalés. Cependant, le nombre de victimes a augmenté au fil des heures. Ce vendredi, la police a revu le bilan humain à la hausse en indiquant finalement 21 décès.

“Malheureusement, le bilan préliminaire est de 21 personnes décédées, dont le terroriste présumé et 68 blessés (…)”.

Dans une déclaration à la presse, le président Ivan Duque et le procureur général, Néstor Humberto Martínez, ont déclaré: “Cet acte terroriste insensé ne restera pas impuni, nous, les Colombiens, ne nous sommes jamais soumis au terrorisme, nous l’avons toujours vaincu, cela ne fera pas l’exception”.

Ni Duque ni Martinez n’ont associé l’auteur de cet acte, identifié post-mortem, à l’un des groupes armés toujours actifs en Colombie (des membres de l’ELN, des dissidents des FARC) ou encore à des groupes de narcotrafiquants. Toutefois, les suspicions sur l’ELN dominent.

Les autorités travaillent à l’identification des corps et craignent que le nombre de victimes n’augmente encore.

Le véhicule piégé de 80 kilos d’explosifs, qui selon les premières informations, avait fait l’objet d’un contrôle en juillet 2018, à Arauca (à la frontière avec le Venezuela), a explosé avec son conducteur à bord alors que se tenait une cérémonie de promotion des officiers et des cadets.

“C’était une très grosse explosion. Quand je suis parti, il y avait une grosse fumée”, a déclaré à la presse Rocío Vargas, un habitant du quartier.

Il s’agit du pire acte terroriste commis dans la capitale colombienne depuis février 2003, lorsque les rebelles de l’actuel parti des FARC ont fait exploser une voiture piégée dans le club d’El Nogal. Trente-six personnes avaient alors été tuées et des dizaines d’autres avaient été blessées.

À la suite de l’attaque, le président Duque a déclaré dans un message à la nation qu’il avait ordonné “de renforcer les contrôles aux frontières et aux entrées et sorties des villes”.

Les autorités ont décrété trois jours de deuil national en hommage aux victimes.

Duque, qui a pris ses fonctions en août dernier, a renforcé sa politique antidrogue après avoir hérité d’un nombre record de cultures illicites de coca en 2017.

Argentine : Un virus lié aux rongeurs sauvages fait plusieurs morts

L’hantavirus sévit en Argentine et s’étend à différentes régions du pays sud-américain, des décès ont déjà été signalés et plusieurs personnes ont été infectées par cette maladie.

Initialement, l’épidémie a été identifiée dans la ville d’Epuyén, dans la province de Chubut, dans le sud du pays, 10 personnes ont perdu la vie des suites de cette maladie et des dizaines de patients ont été admis dans des centres de santé.

La veille, deux autres décès ont été enregistrés à Entre Ríos (centre du pays) et à Salta (nord), ainsi que quatre autres cas confirmés dans la province de Buenos Aires (centre) et un à Jujuy (nord-ouest).

Le secrétaire argentin à la Santé, Adolfo Rubinstein, a récemment déclaré que des efforts étaient en cours pour stopper la progression du virus, ajoutant “qu’il n’était pas encore contrôlé”. Entre 2013 et 2018, on a enregistré en moyenne 100 cas annuels de ce virus et les provinces ayant enregistré le plus grand nombre de cas à ce jour sont : Buenos Aires, Salta et Jujuy.

Un hantavirus est un virus présent dans l’urine, la salive ou les excréments de la souris sylvestre et de certains autres rongeurs sauvages infectés. Il provoque une maladie pulmonaire rare, mais potentiellement dangereuse, nommé syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH).

C’est en inhalant des gouttelettes de salive ou d’urine en suspension dans l’air, ou encore des poussières d’excréments provenant de rongeurs sauvages infectés (comme la souris sylvestre) que les êtres humains peuvent être contaminés par l’hantavirus.

L’OPS (Organisation panaméricaine de la santé) affirme qu’il n’existe aucun traitement spécifique contre l’hantavirus et que, pour le prévenir, il faut contrôler et réduire la population de rongeurs.

Bolivie : L’OEA va surveiller les élections primaires de mai prochain

L’Organisation des États américains (OEA) a annoncé qu’elle enverrait une mission d’observation aux élections primaires qui se dérouleront en Bolivie le 27 mai prochain.

La mission d’experts arrivera à La Paz fin janvier et sera composée de cinq spécialistes qui observeront des aspects importants de l’organisation du processus électoral.

Le Secrétaire général de l’OEA, Luis Almagro, a reçu une invitation du Tribunal électoral suprême, qui est la plus haute autorité électorale bolivienne. Les huit candidats éligibles aux élections générales d’octobre devraient être confirmés.

Almagro a affirmé ; “Au Secrétariat général de l’OEA, nous acceptons avec plaisir d’accompagner à nouveau la Bolivie à l’occasion d’une mission d’observation sans précédent du processus électoral dans le pays”.

Les élections primaires, qui se tiendront pour la première fois en Bolivie, constitueront un acte de ratification des candidats à la présidence, car tous les partis ont enregistré des candidatures uniques, ce qui a même conduit certains secteurs de l’opposition à réclamer, sans succès, l’annulation des élections du 27 janvier.

Le Président Morales a souligné sur Twitter que l’OEA enverra des observateurs aux “élections primaires historiques et démocratiques” du 27 janvier en Bolivie.

Pour le président, cette date “sera une célébration pacifique et démocratique qui mettra en échec l’obstructionnisme du 21-F”.

Le 21F fait allusion au 21 février 2016, date à laquelle, lors d’un référendum organisé à la demande du parti au pouvoir, une réforme constitutionnelle avait été rejetée, cette dernière permettant à Morales de se représenter aux élections générales prévues en octobre prochain.

D’autre part, l’opposition a critiqué le fait que l’OEA envoie une mission aux primaires.

Le député de l’opposition, Luis Felipe Dorado, a déclaré que l’agence se plaçait “en contradiction” avec la défense du respect de la Constitution bolivienne qui fixe une limite de deux mandats consécutifs, ainsi qu’avec les résultats du référendum de 2016.

“Je ne comprends pas pourquoi l’OEA se prête à cette question parce que cela n’a pas de sens, il n’y a qu’un seul candidat par parti et en plus, c’est un piège pour permettre à Evo Morales de violer la Constitution et de ne pas respecter le pouvoir constituant”, a déclaré Dorado.

Morales s’est positionné à nouveau comme candidat en vertu d’une décision de la Cour constitutionnelle de Bolivie qui reconnaît le droit à une réélection indéfinie.

Morales est à la tête de la Bolivie depuis 2006 et en octobre, il aspirera à un quatrième mandat qui pourrait le conduire au pouvoir jusqu’en 2025.