L’accord d’Escazú en faveur de la protection environnementale en Amérique latine

Costa Rica, chute d’eau

C’est le 22 avril prochain, jour symbolique de la célébration de la Terre, que l’accord d’Escazú, se référant à la protection environnementale en Amérique latine, entrera en vigueur.

Ce dernier avait été conclu le 4 mars 2018 dans la ville éponyme du Costa Rica, pays reconnu pour son implication en matière d’écologie.

Un accord ratifié par 11 pays, ce qui permet sa concrétisation dès le mois d’avril 2021

La ratification de l’accord par 11 pays signataires rend dorénavant concrète sa mise en œuvre. En effet, cet accord ambitieux a pour objectif, entre autres, de garantir le droit à tout individu de bénéficier d’un environnement sain, que ce soit “pour les populations actuelles”, et “les générations futures”.

De fait, les 11 pays ayant d’ores et déjà ratifié cet accord sont les suivants :

  • Antigua-et-Barbuda;
  • Argentine;
  • Bolivie;
  • Équateur;
  • Guyana;
  • Nicaragua;
  • Panama;
  • Saint-Christophe-et-Niévès;
  • Saint-Vincent et les Grenadines;
  • Uruguay;
  • Mexique.

Or, le Mexique a déposé, le 22 janvier 2021, auprès des Nations Unies (ONU) la ratification de l’Accord d’Escazú, devenant le 11e pays permettant sa mise en route.

Ainsi, il s’agit du premier accord environnemental régional en Amérique latine et dans les Caraïbes et du premier au monde à contenir des dispositions spécifiques sur les défenseurs des droits environnementaux.

La protection des défenseurs de l’environnement au cœur de cet accord sans précédent

Le dit accord est le fruit de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Rio plus 20) qui a eu lieu en 2012 et de la Décision de Santiago de 2014 adoptée par 24 pays.

En effet, l’un des points forts de l’accord d’Escazú est l’engagement en faveur de la protection des défenseurs de l’environnement dans cette région du monde où les activistes sont victimes de menaces et de représailles violentes entrainant souvent la mort.

L’Accord régional a été ouvert à la signature des 33 pays d’Amérique latine et des Caraïbes le 27 septembre 2018 au siège des Nations Unies à New York.

Aujourd’hui, l’Amérique latine et les Caraïbes célèbrent leur engagement en faveur du développement durable et des droits de l’homme. À un moment où la situation mondiale et régionale est extrêmement complexe et incertaine, l’Accord d’Escazú est plus que jamais nécessaire, car il renforce la culture du dialogue et de l’accord pour faire avancer les transformations nécessaires pour que la reprise fasse partie de l’Agenda 2030 pour le développement durable ».

Alicia Bárcena, secrétaire exécutive de la CEPALC, 22 janvier 2021.

«Pour moi, c’est une journée historique ! Aujourd’hui, c’est un jour de fête, car on célèbre un pas en avant dans la mise en œuvre de l’Accord d’Escazú, dont la négociation a été inclusive, participative et transparente. C’est très encourageant », a ajouté la représentante de la CEPALC (Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes).

https://repositorio.cepal.org/bitstream/handle/11362/43648/1/S1800561_fr.pdf

L’Article 1 de l’accord d’Escazú prévoit :

… de garantir la mise en œuvre pleine et effective en Amérique latine et dans les Caraïbes des droits d’accès à l’information environnementale, à la participation du public aux processus décisionnels environnementaux et à l’accès à la justice en matière d’environnement, ainsi que le renforcement des moyens et de la coopération, contribuant à la protection du droit de chaque personne, des générations présentes et futures, de vivre dans un environnement sain axé sur le développement durable.

Accord d’Escazú

La CEPALC se réjouit de la mobilisation des nations latino-américaines

Par ailleurs, Alicia Bárcena (CEPALC) a déclaré :

“L’Accord Escazú sera un outil clé pour que l’environnement et la croissance économique aillent de pair dans les années à venir dans la région”.

L’importance de l’Accord d’Escazú réside dans le fait que les pays engagés sont tenus de garantir à chaque citoyen le droit de vivre dans un environnement sain. Il les oblige également à adopter toutes les mesures nécessaires – qu’elles soient législatives, réglementaires, administratives ou autres – pour garantir la mise en œuvre effective de l’accord.

Pour sa part, Guillermo Fernández Maldonado, représentant du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (UN-DH), a assuré que “cette ratification est une expression d’ouverture […] et un engagement à protéger ceux qui défendent les droits de l’homme et l’environnement ».

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