Equateur, les autorités déclarent l’alerte jaune pour le volcan Cotopaxi

Volcan Cotopaxi, source Wikipédia (photo libre de droits prise par Gérard Prins en 2008)

En Équateur, le volcan Cotopaxi trône fièrement à 5897 m d’altitude et se situe seulement à une cinquantaine de kilomètres au sud de la capitale du pays sud-américain, Quito.

Depuis quelques jours, le colosse montre des signes d’agitation. C’est pourquoi le Service national de gestion des risques et des urgences (Sngre) a déclaré une « alerte jaune ». Le volcan émet de la vapeur d’eau, du gaz et des panaches de cendres.

Un volcan actif situé à environ 50 km de la capitale Quito

En fait, le but de cette alerte est de maintenir une surveillance accrue du Cotopaxi et de prévenir les populations locales d’un regain d’activité de ce géant. Par ailleurs, ce dernier attire les alpinistes et randonneurs du monde entier.

En effet, les autorités se veulent prêtes à évacuer si l’activité volcanique venait à s’accentuer au point de devenir menaçante.

Un rapport de l’Institut géophysique (IG) de l’École nationale polytechnique fait mention d’une augmentation soudaine de l’activité sismique depuis vendredi soir. Cette activité a été l’origine de l’émission d’une colonne de vapeur d’eau, de gaz et de cendres qui s’est élevée à plus d’un kilomètre au-dessus du sommet.

Cette dernière, sous l’influence de la direction des vents, s’est dirigée vers l’ouest du massif.

300 000 habitants menacés par d’éventuels lahars engendrés par une éruption massive

Le volcan Cotopaxi est considéré par les scientifiques de l’Institut de géophysique comme l’un des plus dangereux au monde. Ce point s’explique par la présence de neiges éternelles (ce qui peut engendrer d’importantes coulées de boue dévastatrices) et du nombre d’habitants qui résident à proximité. Par conséquent, il est particulièrement surveillé et « monitoré » par les scientifiques afin d’éviter toute tragédie humaine.

Le ministère de l’Environnement, chargé de la surveillance des aires protégées du pays, a annoncé sa décision de bloquer l’accès des touristes au parc national du Cotopaxi pour plus de sécurité.

Jaune, le premier niveau d’alerte pour la surveillance des volcans

Hier, dimanche 23 octobre, l’Institut de géophysique (IG) a rapporté que des lahars secondaires coulaient du volcan Cotopaxi. Les experts ont enregistré l’avancée du matériel sur le flanc nord du colosse.

L’Équateur, pays qui abrite la cordillère des Andes, compte pas moins de sept autres volcans actifs sur son territoire parmi lesquels le Reventador, le Sangay ou encore le Tungurahua.

Le système de surveillance des volcans équatoriens dispose de trois niveaux d’alerte :

  • L’alerte jaune, qui est un avertissement d’« activation de la menace » ;
  • L’alerte orange , qui « prépare à une éventuelle éruption imminente » ;
  • et l’alerte rouge, la plus forte, qui signale une « éruption en cours ».

D’après l’Institut de géophysique, environ 300 000 personnes sont menacées par des lahars, et autres coulées de boues émanant du Cotopaxi au cas où des éruptions similaires à celles survenues au XVIIIe et XIXe siècle se répéteraient.

Vendredi, la secousse enregistrée était la plus importante depuis la reprise d’activité du volcan Cotopaxi en 2015. Les touristes ne peuvent plus se rendre sur la zone du volcan jusqu’à nouvel ordre (communiqué officiel actualisé le 24/10/2022).

La dernière grande éruption du Cotopaxi a eu lieu en 1877. Il faut savoir qu’une forte éruption pourrait avoir des répercussions jusqu’à Quito.

En fait, selon les experts, il y a une probabilité de 66% à 77% que le Cotopaxi connaisse un processus éruptif dans les prochaines années.

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