La France mobilisée pour la préservation de la forêt amazonienne

La déforestation gagne irrémédiablement du terrain en Amazonie. Par conséquent, la protection de cet écrin environnemental abritant 25% de la biodiversité mondiale semble de plus en plus ardue face aux multiples menaces qui mettent en péril ce territoire si précieux :

  • orpaillage clandestin ;
  • extension incontrôlée des activités d’agriculture et d’élevage intensif ;
  • trafic de bois ;
  • incendies liés aux épisodes de sécheresse ;
  • contamination des cours d’eau aux métaux lourds (au mercure par exemple)…
La précieuse selva, forêt amazonienne

L’engagement de la France sur le terrain pour protéger la forêt amazonienne

Face à ce terrible constat et au danger que représentent ces activités humaines préjudiciables à la nature sauvage, la France a décidé d’agir en faveur de la protection de la forêt amazonienne et de ses communautés autochtones. En effet, elles sont les gardiennes d’un patrimoine naturel exceptionnel et titulaires de savoirs ancestraux en lien avec leur territoire.

L’Agence française de développement (AFD) et le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM) ont déployé un programme d’action en 2021. Il se déroule au sein de trois pays du bassin amazonien :

  • le Brésil ;
  • la Colombie ;
  • et l’Équateur.

Ainsi, le but est d’appuyer les communautés indigènes riches de leurs connaissances et protéger la forêt tropicale.

Cette initiative est nommée TerrIndigena.

Dans cette optique, le projet s’appuie sur un budget de 5,72 millions d’euros. En fait, l’objectif est de veiller à la protection de plus de 17 millions d’hectares de végétation dans la région amazonienne du nord du Brésil, de la Colombie et de l’Équateur. En effet, il s’agit d’une zone naturelle encore préservée, mais dont l‘équilibre est malheureusement menacé par les intrusions humaines à des fins mercantiles.

Extractivisme, construction de routes et barrages, pollution des cours d’eau, déboisage intensif, chasse illégale et trafic d’animaux protégés…

Voilà la liste non-exhaustive des dangers qui pèsent sur la bonne santé des écosystèmes et sur l’organisation sociale des natifs qui dépendent entièrement de leur habitat naturel.

https://twitter.com/AFD_France/status/1395751194589544449

La Colombie, le Brésil et l’Équateur sont au cœur de ce projet de protection environnementale et de développement durable

L’AFD et le FFEM s’appuient sur les organisations locales, à savoir la Fondation Gaia Amazonas (Colombie), la Fondation EcoCiencia (Équateur) et l’Instituto de Pesquisa e Formação Indígena – Iepé (Brésil) pour mener à bien leur mission. Ils comptent également sur le soutien de différentes ONG et organisations de la société civile qui entretiennent des relations et des échanges constructifs avec les indigènes peuplant cette zone du Poumon vert et possédant des savoirs uniques sur les enjeux locaux.

L’Amazonie est un temple de la biodiversité, et les réserves naturelles sont indispensables à la préservation des espèces animales et végétales. Diverses espèces endémiques et en danger d’extinction risquent de disparaitre si cette course folle aux matières premières se poursuit à ce rythme effréné.

Si la forêt tropicale continue à se réduire comme peau de chagrin, les conséquences écologiques seront dramatiques et irréversibles, tout comme l’impact sur les communautés autochtones qui ont besoin d’un environnement préservé et sain pour mener à bien leurs activités quotidiennes (pêche, chasse, alimentation en eau, recours aux plantes médicinales, navigation…).

Le parc Yasuni en Équateur, un trésor de la biodiversité

En Équateur, le parc national Yasuni, est au coeur de toutes les attentions. Cette aire protégée est l’une des plus riches en biodiversité au monde.

A titre d’exemple, Yasuni offre une variété de 2 274 espèces d’arbres et d’arbustes. En fait, un seul hectare de forêt peut abriter jusqu’à 655 espèces différentes ! Un chiffre impressionnant et éloquent.

https://twitter.com/AFD_France/status/1395757452705075202

Afin d’étudier les richesses naturelles de cette zone d’exception, des scientifiques bénéficient de deux laboratoires pour effectuer leurs recherches. Tout d’abord, la station scientifique Yasuni de l’Université catholique d’Équateur, puis la station de biodiversité Tiputini de l’Université San Francisco de Quito. Ainsi, les experts sont à même de comprendre les spécificités de la zone, ses besoins, ses mécanismes et les actions nécessaires à la bonne santé du parc et à la préservation des écosystèmes.

Le projet TerrIndigena est multifocal, il favorise le développement local en respectant la nature

En résumé, TerrIndigena s’articule autour de quatre objectifs majeurs :

  • Apporter des outils de gestion afin de revendiquer les droits des peuples autochtones et la protection des terres ancestrales ;
  • Assurer le suivi communautaire des obstacles qui se présentent et des défis à relever ;
  • Déployer des activités pourvoyeuses de revenus et respectueuses de l’environnement en accord avec les valeurs et les us et coutumes des natifs ;
  • Échanger des savoirs à l’échelle régionale et assurer le retour d’expériences et la mise en place d’actions coordonnées.
Le Poumon vert menacé par les activités humaines

L’Agence française pour le développement se mobilise pour les natifs et leur environnement

Nicolas Fornage, directeur régional de l’AFD pour les pays andins, affirme au sujet de l’implication de la France pour la protection de l’Amazonie :

« Le projet TerrIndigena complète le projet régional TerrAmaz lancé en 2020. Ces deux initiatives concrétisent l’engagement du gouvernement français pour la préservation de l’Amazonie et œuvrent pour la protection du biome local et le développement durable de ses territoires autochtones. »

Nicolas Fornage

TerrAmaz témoigne de la volonté de la France en faveur d’une Alliance internationale pour la conservation des forêts tropicales. Dans cet objectif, le projet TerrAmaz apporte un soutien aux territoires amazoniens au moyen de politiques de lutte contre la déforestation.

Le but est d’engager la région vers un modèle de développement qui allie à la fois :

  • le développement social ;
  • le développement économique à faible émission carbone ;
  • et le maintien de la biodiversité.

Pour résumer, permettre aux territoires amazoniens de concilier transition agricole durable, préservation des ressources naturelles et inclusion sociale, voilà l’objectif ambitieux du projet TerrAmaz déployé sur 4 années avec un budget de 9,5 millions d’euros (2020-2024).

Un commentaire

  1. Bonjour Aline Timbert,
    Je souhaiterais avoir un Email de contact et si possible un numéro de téléphone pour vous contacter.
    Peut-être avec vous entendu parler de notre combat, de nos communications et expositions ethno photographique depuis plus de 30 ans pour la protection de l’Amazonie et de ses peuples.
    Dans 3 mois sera publié un important ouvrage à ce sujet.
    Par avance merci. Très cordialement.
    Christian Puech , explorateur – écologue actif- photographe .

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.